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General News of Friday, 11 December 2020

Source: 237actu.com

Un pasteur et ses fidèles tabassent copieusement un journaliste de Mutations à l'église

Le journaliste-reporter du quotidien Mutations qui enquête sur la crise qui divise l'Église presbytérienne du Cameroun, en abrégé EPC, a affirmé avoir été frappé par le pasteur et ses fidèles dans le mythique temple de l'EPC d'Elat à Ebolowa, au Sud du Cameroun, alors qu’il ne faisait que son travail de journaliste d’investigations.

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Je vous raconte comment j'ai frôlé l'enfer étant en couverture chez Dieu. La scène se déroule , lundi, 7 décembre 2020. En effet, dans le souci de rendre compte à l'opinion des résolutions de la crise qui divise l'Epc et dont une réunion a été annoncée à ce sujet dans l'enceinte de la paroisse d'Elat, je m'y suis rendu comme il y'a quelques années. Galvanisé à l'idée de pouvoir enfin boucler ce dossier que j'ai eu à traiter par le passé. Á peine je me pointe au lieu de la réunion, je n'ai même pas eu le temps de m'imprégner du sujet que j'ai été pris à partie par une armée de chrétiens déchaînés comme des buffles.

Dans la confusion qui s'en est suivie, fidèles, anciens d'église et un pasteur que je remarque très bien, se sont jetés sur moi comme la misère sur le pauvre monde pour avoir pris deux images de leur assemblée. Dieu merci, je m'en suis sorti sans grand dommage sinon de petits bobos dûs à la violente bousculade ayant sanctionné cette altercation, où je me défendais seul contre une dizaine de forcenés.

C'est grâce à l'intervention du policier Medjo, un frère essakoé d'Adoum-soir, qui m'a reconnu alors qu'on s'apprêtait à me transformer en bouillie, que j'ai eu la vie sauve. Mon péché, d'après mes bourreaux, serait ma présence en ces lieux en qualité de journaliste d'investigation. Ils m'ont fait savoir après m'avoir copieusement violenté, que mon horoscope a joué en ma faveur, parce que tel que les choses étaient parties, j'étais bon pour la guillotine, bref que mes minutes sur terre étaient déjà comptées.

En voilà un cas flagrant de violation de la liberté d'expression et de violence sur un journaliste dans un lieu sensé être sacré. C'est-à-dire chez Dieu lui-même. Cet épisode m'a permis de voir le vrai visage de ces loups qui se cachent lamentablement derrière les oripeaux pour se moquer du vrai Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre en qui nous autre on croit. Abimete.

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