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General News of Wednesday, 15 July 2020

Source: Actu Cameroun

Un opérateur exige 40 millions de francs pour la fermeture abusive de son auberge


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Jean Simen, propriétaire de l’Auberge de la Fierté au quartier Ekié et par ailleurs enseignant de droit au Lycée technique de Baham, crie au scandale, à l’injustice et à l’abus de pouvoir.

Dans la nuit du 18 au 19 octobre 2019, les chaises et les baffles de son auberge ont été enlevés par un certain Mien, adjudant chef de gendarmerie, qui avait fait irruption dans son établissement accompagné de ses éléments au prétexte que les effets ciblés n’avaient pas de factures. Curieusement, lesdits effets ont été confisqués jusqu’à ce jour en dépit de la présentation des pièces justificatives.

'Au cours de l’une de nos discussions, il m’a répondu que ce ne sont pas les papiers qu’il mange', a confié le plaignant. Cette affaire, simple au départ va se compliquer au fil du temps. L’adjudant qui a attendu en vain que Jean Simen aille lui donner le pourboire, va refuser de recevoir ce dernier et bloquera’ toutes les tentatives d’appel du commerçant, qui a fait ces déclarations devant la barre du Tribunal militaire de Yaoundé le 9 juillet 2020 en l’absence du mis en cause. Ce dernier est poursuivi devant celte juridiction pour abus de fonction, rétention sans droit de la chose d’autrui, puis violation de consignes.

Dans la suite de son récit, Jean Simen a dit avoir saisi le commandant de la légion de gendarmerie du Centre pour se plaindre des agissements excessifs du mis en i cause. Il explique que lors leur audition et de la ! confrontation dans le bureau du commandant de Légion, il avait demandé au gendarme de lui restituer ses effets dans le souci de mettre un terme au litige. En vain. 'J’ai été surpris de ce que M. Mien fasse une requête demandant au Sous-préfet de Yaoundé IV d’ordonner la fermeture de mon auberge', a confié le plaignant.

Le 28 octobre 2019, un acte du chef de terre ordonnait la fermeture de l’Auberge la Fierté. Choqué par ce qui lui arrivait M. Simen a engagé une procédure judiciaire contre le gendarme. Informé de j la procédure, confie-t-il, le Sous-préfet va l’inviter dans son bureau pour le sommer de, retirer la plainte : déposée au Tribunal militaire afin d’obtenir la réouverture de son établissement. Il dit avoir résisté à cette intimidation supplémentaire. Il a demandé au tribunal de te rétablir dans ses droits en sollicitant la somme de 40 millions de francs représentant la valeur des effets confisqués et le manque à gagner subi depuis la fermeture de son auberge.

Pour le commissaire du gouvernement, les infractions d’abus de fonction, rétention sans droit de la chose d’autrui, violation de consignes mises à la charge du gendarme sont établies. La représentante du parquet s’appuie sur les déclarations du plaignant i devant la barre, le procès-verbal de l’enquête préliminaire et l’absence du mis en cause qui est une autre preuve de la culpabilité de ce dernier. Il a requis la condamnation de l’adjudant chef. La décision du tribunal est attendue le 13 août prochain.»

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