Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 07 24Article 529945

General News of Friday, 24 July 2020

Source: Actu Cameroun

Un enseignant accusé de détournement des frais d’examen du Cep


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

C’est peu dire que Michel Ndokobaï est dans des sales draps. Cet enseignant en service à l’école publique de Gazawa est accusé d’avoir distrait les frais de dossiers du Certificat d’études primaires (Cep) de 45 élèves de sa classe. Opération ion menée lors de la phase de constitution des dossiers Au lieu de verser l’argent colleté au du directeur de l’école, le maître d’école, va plutôt l’empocher au grand dam des pauvres élèves.

Pensant avoir rempli le conditions, ces élèves ne s’en rendront compte que la veille de l’examen dans le centre où ils devaient composer. A leur grande surprise, ils constatent l’absence de leurs noms sur les listes des candidats autorisés à composer le Cep session de 2020. Informés de la situation, les parents d’élèves vont aussitôt saisir le sous-préfet de Gazawa qui ouvre une enquête pour tirer au clair cette affaire qui faisait déjà grand bruit dans la ville de Gazawa.

Les éléments de l’enquête mis à la disposition de l’autorité administrative révèlent qu’il s’agit ni plus ni moins que d’un de détournement des frais d’examen. L’homme au centre de cette malversation financière n’est autre que Michel Ndokobaï. Informé à son tour, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord et le préfet du Diamaré se sont rendus à Gazawa ce mardi, 21 Juillet 2020, premier jour de l’examen du Cep.

Sur place, le patron de la région de l’Extrême-Nord a instruit que les 45 élèves qui étaient à un doigt d’une année blanche d’entrer dans la salle et de composer. Ceci en dépit du fait que leurs noms ne figurent pas sur les listes officielles. «Le préfet a pris des dispositions pour qu’une salle contentieuse soit ouverte pour que ces enfants puissent quand-même composer en attendant que la situation soit examinée.

Pour l’instant les dispositions ont été prises pour que ces enfants composent jusqu’à la fin», rassure Midjiyawa Bakari, gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Une mesure qui ne rassure pas les parents. Lesquels voient déjà planer sur la tête de leurs enfants une année blanche. Le Cep étant un examen officiel et les listes arrêtées par le ministère de l’Education de base, les parents sont inquiets et pensent que la solution du gouverneur vise simplement à les calmer.

En attendant d’être fixé sur son sort, l’enseignant véreux a été placé en garde à vue dans la cellule de la brigade de gendarmerie de Gazawa. «Pour le cas d’espèce, le parquet est déjà saisi, la gendarmerie est en train de faire son travail. Je crois que l’intéressé va répondre de ses actes» précise le gouverneur de l’Extrême-Nord. Selon une source proche du dossier, Michel Ndokobaï aurait avoué aux enquêteurs lors de son interrogatoire qu’il n’a pas dilapidé lui seul, tout l’argent des élèves. Il aurait reconnu avoir empoché les frais d’examen de 20 élèves sur les 45. Pour le reste, il a porté le doigt accusateur sur l’inspecteur d’arrondissement de Gazawa.

Selon certains parents, Michel Ndokobaï est un récidiviste. L’année dernière, plusieurs élèves se sont retrouvés dans une situation de désespoir après que cet enseignant a distrait leurs frais d’examen. «Ce n’est pas la première fois qu’il fait ça. Il a toujours brillé par ce détournement. Les élèves constituent le dossier et payent les frais mais quand vient le moment de composer, ils ne retrouvent pas leurs noms. C’est quand-même inacceptable ce qu’il fait. Puisqu’il est en train d’hypothéquer l’avenir des enfants» fulmine un parent.

Complicité collective

Selon une source proche de l’inspection d’arrondissement de l’éducation de base de Gazawa, l’absence des noms des candidats au Cep a été constatée depuis le mois de juin lors du concours d’entrée en sixième. Mais du fait de la complicité dont bénéficiait Michel Ndokobai, l’affaire n’a pas été révélée au grand jour.

« C’est depuis le mois de juin que son directeur était au courant. L’inspecteur a aussi été informé. Si l’inspecteur est au courant il doit rendre compte au délégué régional de l’Education de base. Donc le cas est signalé .depuis juin et personne n’a voulu en parler. Ça veut dire qu’ils sont complices. Ils auraient pu depuis lors prendre des dispositions pour trouver une solution à cette affaire. Mais ils ont laissé jusqu’au jour où les élèves s’apprêtaient à composer avant de se rendre compte. C’est incompréhensible» tempête une source proche du dossier.

Et de préciser que «Le fait qu’ils ont fait composer ces élèves n’est pas une solution. C’est juste une manière d’empêcher les parents de ces élèves à ne pas manifester leur colère. Parce que ce qu’il faut dire, ces élèves ne sont pas reconnus par le ministère de l’Education de base comme des candidats à l’examen du Cep 2020. Tous les élèves qui sont candidats leurs noms figurent sur la liste. Le Cep n’est pas comme l’entrée en 6e où on peut gérer des pareilles situations au niveau local. C’est quand même un diplôme officiel. Donc tel que c’est parti, je ne pense pas que ça pourra aboutir à quelque chose. C’est déjà une année gâchée pour ces élèves».

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter