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Health News of Monday, 28 September 2020

Source: Cameroon Info

Un collectif de médecins camerounais souhaite vulgariser 'l’avortement'

Ce plaidoyer qui dure déjà deux ans, s’appuie sur la loi camerounaise et sur un document sur les normes et les standards en matière de santé de reproduction au Cameroun, publié par le ministère de la santé Publique en 2018.

Au vu du nombre de cas grandissant d’avortements non sécurisés avec complications que les gynécologues et obstétriciens reçoivent chaque jour dans les hôpitaux au Cameroun, ceux-ci souhaitent vulgariser l’avortement qui est une «interruption spontanée ou provoquée de grossesse avant 22 semaines ou l'expulsion d'un fœtus de moins de 500g», d’après l’Organisation Mondiale de la santé, repris dans les colonnes du journal d’Etat Cameroon Tribune en kiosque ce 28 septembre 2020.

Depuis bientôt deux ans, la Société des gynécologues et obstétriciens du Cameroun (SOGOC) porte un plaidoyer en faveur de l'avortement sécurisé à travers le projet Advocacy for Comprehensive Abortion Care (ACAC). Cette pratique «renvoie à un avortement fait par un personnel qualifié, formé et habilité dans un environnement adéquat», précise notre confrère.

D’après le quotidien, dans son article 339; le Code pénal camerounais stipule que les peines d’emprisonnement et d’amandes de l’article 337 pour toute interruption de grossesse, ne sont pas applicables «si les faits sont accomplis par une personne habilitée et justifiés par la nécessité de sauver la mère d’un péril grave pour sa santé; en cas de grossesse issue d’un viol, l’avortement médicalisé ne constitue pas une infraction après attestation du ministre public sur la matérialité des faits», lit-on.

Aussi, En mars 2018, le ministère de la Santé Publique a publié un document sur les normes et les standards en matière de santé de reproduction au Cameroun. En son chapitre consacré à l’avortement thérapeutique, il dit que: «en plus du cadre défini par la loi, cette pratique est réalisée sous certaines conditions. Au cas où la mère souffre d'un cancer du sein, de l'ovaire ou du col de l'utérus. Pareil pour toute femme sous chimiothérapie, radiothérapie ou tout traitement anticancéreux. La pratique est également recommandée en cas de pathologies médicales graves, de viol ou de troubles psychiatriques», lit-on.

Ainsi, la journée mondiale du droit à l’avortement se célèbre chaque 28 septembre dans le monde entier.

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