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General News of Sunday, 30 August 2020

Source: camer

Un chef traditionnel à Douala doit être un autochtone - Marlyse Tongo

Le monde évolu, le Cameroun d'aujourd'hui ne peut plus être construit comme le Cameroun d'hier.

L'incontournable et irreversible construction de la nation Camerounaise impose aux uns et aux autres des sacrifices nécessaires pour la fondation de notre être-ensemble et vivre-ensemble.

Cependant, l'équité et le respect des valeurs qui participent à la dignité des peuples, à l'adhésion de tous au projet collectif de l'émergence de notre Pays, doivent être pris en compte et constituer le socle solide du vivre-ensemble.

Pour tout ce qui précède, sauf meilleur avis, la loi de 1977 doit être relue aux fins d'une adaptation salutaire et d'une clarification salvatrice.

Cette loi devrait notamment faire la différence entre:
1- Le chef traditionnel de 3e, un natif autochtone à la fois relais administratif et gardien d'un territoire, d'une tradition, d'un terroir et d'une culture spécifique.

2- Le chef de communauté qui représente une communauté dans un village, dans un quartier ou dans une ville ( le chef de la communauté bagante, bamoun, beti, haoussa etc.) Une sorte d'ambassadeur du chef traditionnel du village représenté auprès de l'autorité traditionnelle locale concernée.



3- Un chef de quartier, relais administratif qui représente les habitants d'un quartier organisé en blocs.

Mr Tanko Amadou à qui je reconnais une réelle intégration à Bonaberi et des qualités pour etre coopté comme leader, peut être chef de la communauté haoussa ou le chef du quartier Besseke. Mais pas un chef traditionnel de Besseke, territoire qui appartient aux Belle Belle.

Comment l'imaginer dans une réunion des chefs et notables Belle Belle. Sera-t-il en Sandja? Parlera-t-il aux "miengus"?, Echangera-t-il avec ses paires à travers les "belimbi"? Lancera-t-il le " mboa et jai te na"?Participera-t-il aux festivités sacrées du Ngondo où tout commence par la déclinaison de l'arbre généalogique ? Sera-t-il capable de "kom a le Essa"? etc...

Enfin, j'ai peur que l'autorité administrative n'ait pas suffisamment pris en compte les facteurs sociologiques et anthropologiques qui fondent l'existence et la spécificité de nos peuples.

En éludant ces réalités, ces decisions pourraient, si on n'y prend garde, participer à la fraction sociale.

Honorable Marlyse TONGO DOUALA BELL
Femme politique.

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