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General News of Monday, 10 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Un cercle vicieux de magistrats et d’avocats entretient des lenteurs judicaires

s’accommodent de procédures interminables afin de continuer à toucher leurs honoraires s’accommodent de procédures interminables afin de continuer à toucher leurs honoraires

magistrats vicieux se livrent aux pratiques contraires à l’éthique professionnelle

Les magistrats ne trouvent pas du temps pour étudier les dossiers soumis à leur étude.

Les lenteurs judicaires s’opèrent à la satisfaction des avocats

Un cercle vicieux de magistrats et d’avocats est au cœur des lenteurs judicaires. Devenues monnaie courante ces derniers temps, les lenteurs judicaires se sont accrues au point de devenir une banalité dans le système judiciaire camerounais au grand dam des justiciables, et parfois à la grande satisfaction des avocats. Parmi ces derniers, il en existe quelques-uns qui s’accommodent de procédures interminables afin de continuer à toucher leurs honoraires sur la durée, en reversant une partie aux magistrats. Le ministère de la Justice s’en serait récemment ému auprès du barreau sans qu’une solution n’ait pu être trouvée pour les justiciables. Le fait est que la combine ne peut fonctionner qu’avec la bénédiction des magistrats en charge des affaires.

Abandon des bureaux par les magistrats

Il s’agit d’un cercle vicieux où les pratiques professionnelles des acteurs du secteur et les pesanteurs structurelles s’allient contre les justiciables. Il n’est pas rare que de simples affaires civiles s’étalent sur des mois voire des années avant que le verdict ne tombe. S’il tombe! On pourrait croire que quand l’affaire est enrôlée dans un tribunal loin de Yaoundé ou de Douala, c’est un avantage vu qu’il y a beaucoup moins de dossiers. Erreur ! Si on considère le tribunal de Bafia situé à une centaine de kilomètres de Yaoundé, il est courant qu’un magistrat réside de fait dans la capitale et ne trouve du temps pour son bureau ou pour les audiences que deux ou trois jours par semaine. Et quand on ajoute que les petites villes sont par principe désertées par les avocats, la machine se grippe alors même que c’est ici que la justice devait être beaucoup plus paisible au service des populations.

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