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Actualités Régionales of Wednesday, 18 November 2020

Source: Kalara n°364

Un avocat bastonné par ses voisins pour un passage au quartier

L’homme en robe noire reproche à ses agresseurs d’avoir empiété sur une parcelle de son domaine. Il les poursuit pour les faits de trouble de jouissance, destruction, violence, menace et d’injures.

L’on dit souvent que la nature a horreur du vide mais cet adage ne semble pas s’appliquer au cas de M. Djongo Bertrand et ses coaccusés. M. Emmanuel Ndenkeh, avocat au barreau du Cameroun, poursuit pour les faits de trouble de jouissance,
Me Emmanuel Ndenkeh, avocat au barreau du Cameroun a dit ne pas avoir reconnu sa maison, située au quartier Biyem-Assi, lors d’un passage dans la ville de Yaoundé en juillet 2017. Il raconte que son mur mitoyen et les bornes avaient été détruits. Un autre mur avait été construit par M. Djongo envahissant l’espace qui avait été réservé pour servir de passage dans leur quartier.

L’avocat précise que l’espace litigieux, fait partie intégrante de son titre foncier et de ce fait ne pourrait être occupé par urte tierce personne. 11 n’a pas pu présenter l’original dudit titre pour l’avoir placé en hypothèque au profit d’un ami qui sollicite un prêt bancaire. Mais, il propose de déposer un titre de propriété qui confirme ses déclarations.

Poursuivant son récit, le plaignant a déclaré également que c’est en effectuant des réparations après les destructions subies qu’il a été pris à partie par un groupe de personnes conduit par Bruno Takala et sa femme qui sont ses voisins. «Les casseurs se sont introduits dans ma cour, sans mon autorisation. Us ont alors détruit la barrière que je m’apprêtais à installer avant de me rouer de coups de planche et gourdin», a-t-il déclaré.

C’est grâce à l’intervention d’autres voisins qu’il sera transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins. Un certificat médical établira une incapacité de travail de 30 jours. Les mêmes individus, armés, entre autres, de marteau et de machette sont revenus plus tard dans la nuit pour continuer la destruction (te son mur. Saisi par une plainte, le Tribunal fera une descente pour se faire une idée de l’ampleur des dégâts.

L’avocat du plaignant a soutenu que les prévenus ont refusé de se présenter pour une confrontation lors de cette descente. Ce qu’il qualifie de mépris envers le Tribunal II demande au juge de sanctionner sévèrement les bourreaux de son client qui ne comparaissent pas depuis le déclenchement de la procédure judiciaire en 2017. L’avocat fait remarquer que malgré l’absence des différents témoins, qui se sont lassés de comparaître à cause des multiples renvois des audiences, le tribunal est assez clairvoyant et sage pour se rendre compte que Me Emmanuel Ndenkeh avait été victime des violences corporelles et morales du fait de ses voisins.

Pour le représentant du ministère public, le procès-verbal de la descente établit clairement que l’occupation de Me Ndenkeh est antérieure aux autres constructions et que les faits de destruction étaient perceptibles. En ce qui concerne les infractions de violation de domicile, de. menaces et d’injures, il regrette que le plaignant ne présente pas de témoin pour corroborer ses déclarations. Les images produites ne sont pas assez parlantes, d’après lui. Le ministère public s’en remet enfin à la sagesse du tribunal Les débats ont été dos et le délibéré est attendu le 2 décembre 2020.

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