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Actualités of Wednesday, 14 July 2021

Source: www.camerounweb.com

URGENT: les séparatistes Biafrais menacent de saboter la sécurité maritime à Bakassi

La frontière commune de plus de 1500 kilomètres faisant face aux attaques des groupes séparatistes La frontière commune de plus de 1500 kilomètres faisant face aux attaques des groupes séparatistes

• Les indépendantistes du «Biafra Nations League (BNL)» menacent de déverser leur amertume sur le Cameroun

• Il promet de commencer des opérations militantes dans la région riche en pétrole

• Le président nigérian Muhammadu Buhari a reçu en audience le 13 juillet 2021 à Abuja



Les indépendantistes du «Biafra Nations League (BNL)» ne décolèrent pas depuis l’arrestation de Nnamdi Kanu, le chef du peuple autochtone du Biafra (IPOB), suivie de son extradition au Nigéria. Ils menacent de déverser leur amertume sur le Cameroun qui n’a pas caché sa satisfaction suite à cette arrestation.

En effet, dans une déclaration signée par Princewill Chimezie Richard et son chef de cabinet, Linus Asuquo Essien, le groupe sécessionniste de la péninsule de Bakassi promet de commencer des opérations militantes dans la région riche en pétrole. Selon nos confrères du Daily Post, qui ont relayé l’information, il s’agira pour ces sécessionnistes de saboter la sécurité maritime du Cameroun et du Nigeria à Bakassi, ce qui affectera les économies et la sécurité des deux pays.

Il faut souligner que le président nigérian Muhammadu Buhari a reçu en audience le 13 juillet 2021 à Abuja, un émissaire du président Paul Biya, en la personne du ministre délégué en charge de la Coopération avec le Commonwealth, Félix Mbayu. Les deux hommes ont surtout parlé de sécurité notamment de la frontière commune de plus de 1500 kilomètres faisant face aux attaques des groupes séparatistes. Ils n’ont pas caché leur satisfaction de la nouvelle arrestation de Nnamdi Kanu. Ce qui irrite les membres de la BNL qui viennent de commettre une déclaration.

Cette attitude révolte les sécessionnistes « Biafrais »
« [Nos] milices à Bakassi commenceront à intercepter les navires et à appréhender tous les membres d’équipage à bord comme nous l’avons fait en 2016/2017 (…) Nous allons priver le Cameroun de sa pleine souveraineté sur la péninsule de Bakassi, [nous sommes] prêts à ramener Bakassi en pleine insurrection », a déclaré le groupe sécessionniste qui accuse les deux chefs d’Etat (Buhari et Biya) d’avoir élaboré des plans pour attaquer les groupes séparatistes opérant aux frontières et dans le golfe de Guinée, conformément à l’Accord de Maroua signés entre les anciens président des deux pays Yakubu Gowon et Ahmadou Ahidjo.

La presse américaine confirme l’alliance entre les Amba Boys et les groupes armés du Biafra

La guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun prend une nouvelle tournure. Quasiment oubliée par la communauté internationale, la crise anglophone sera difficilement maitrisable avec le nouvel accord que les Ambazoniens s’apprêtent à signer avec les groupes armés de la région du Biafra au Nigéria.

L’information est rapportée par le media américain Covidgate : Foreign Policy. Les sécessionnistes du NOSO sont sur le point de créer une alliance avec les groupes armées du Biafra, au sud-est du Nigéria. Des accords ont déjà été signés par les deux parties selon le média américain.

« Le mois dernier, les dirigeants des deux mouvements ont annoncé une alliance officielle, qui pourrait déclencher la violence et l’instabilité dans les deux pays et dans l’ensemble des régions d’Afrique occidentale et centrale, où les organisations extrémistes violentes affiliées à l’État islamique et à Al-Qaïda sont solidement implantées », indique la source que les Ambazoniens et les mouvements armés du Biafra avaient récemment animé une conférence de presse dans laquelle ils confirmaient leur projet d’alliance.

« Nous nous sommes réunis ici aujourd’hui devant nos deux peuples pour déclarer notre intention de marcher ensemble pour assurer notre survie collective face à l’annexion brutale qui s’est produite dans nos nations d’origine. L’alliance Ambazonia et Biafra est essentielle dans une région où le Nigeria et le Cameroun ont établi deux autocraties qui ont utilisé la violence comme outil politique pour supprimer nos propres peuples », rapporte le média américain.

L’échec de la méthode militaire

Depuis son déclenchement en 2017, la crise anglophone avait fait plus de 3000 morts et des millions de déplacés. Le Grand Dialogue National initié par Paul Biya en 2019 n’a pas permis de régler la situation. Cette semaine, lors d’une rencontre avec le premier ministre Joseph Dion Ngute, les responsables du GICAM ont critiqué l’option militaire choisie par le gouvernement.

« De la bouche du patronat, les chefs d'entreprises, malgré le déploiement aux résultats mitigés des actions gouvernementales, espèrent le retour à la paix dans le Noso. Puisque les options militaires ont montré leurs limites, les créateurs de richesses veulent voir "l'économie placée au cœur de l'activité dans ces régions". Il faut trouver des emplois aux jeunes. Tronquer l'arme par l'emploi. D'où l'appel solennel de Celestin Tawamba pour une grande implication du secteur privé dans la reconstruction du Noso. Il est urgent de ce point de vue, de "mettre en place un dialogue de seconde génération et de tourner le dos au dialogue de façade », rapporte le journal Le Messager.

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