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Actualités Régionales of Friday, 14 May 2021

Source: www.camerounweb.com

URGENT: le comité central du RDPC demande au préfet du Ndé de faire élire Éric Niat

Elle propose au préfet, d'organiser les élections du maire, mercredi 19 mai prochain Elle propose au préfet, d'organiser les élections du maire, mercredi 19 mai prochain

• Le comité central du RDPC demande au préfet du Ndé de faire élire Éric Niat

• Qui est réellement Nana Eveline, la candidate soutenue par Célestine Kétcha Courtès et qui fait peur au RDPC

• Le RDPC prépare un ballon d’essai à Bangangté pour la succession à Biya


Tout va vite ces derniers jours dans la course pour l'élection du maire de la ville de Bangangté. Le parti au pouvoir, RDPC est décidé à imposer le fils du président du Sénat, Eric Niat.

Selon nos informations, l’ancien ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Clobert Tchatat, par ailleurs chef de la délégation du comité central du parti à l'élection du maire de Bangangté, somme clairement le préfet du Ndé de faire d’Éric Niat, le patron de l’exécutif communal de la localité. Cette injonction est contenue dans une correspondance à lui adressée le 12 mai dernier.
La « hiérarchie demande de mettre strictement en œuvre les conclusions des consultations internes, organisées à la permanence du parti, dimanche 02 mai, en présence de tous les conseillers municipaux et du mandataire du comité central, sanctionnées par la victoire de Éric Niat » précise Clobert Tchatat dans la missive adressée au préfet du Ndé dans la région de l'Ouest. Il fait aussi remarquer que cette décision a été prise suite à une réunion de concertation tenue le 12 mai au comité central du parti au pouvoir et elle propose au préfet, d'organiser les élections du maire, mercredi 19 mai prochain.

Il faut souligner que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) s’est opposé à la tenue des élections de la commune de Bagangté, malgré les dispositions légales qui n’autorisaient plus un autre renvoi. Lors de la dernière rencontre du 6 mai dernier, le parti de Paul Biya s’est opposé à la loi qui n’autorisait plus un autre renvoi. Une situation inédite et embarrassante à la fois, qui pourrait conduire à la suspension pour deux mois du conseil municipal par le Ministre de la Décentralisation ou à sa dissolution pure et simple par le Président de la République si les tensions persistent.

Selon les articles 186 et 192 du code général des collectivités territoriales décentralisées, le Conseil Municipal peut être suspendu par arrêté motivé du Ministre chargé des collectivités territoriales en cas : d’accomplissement d’actes contraires à la Constitution ; d'atteinte à la sécurité de l'Etat ou à l'ordre public ; de mise en péril de l'intégrité du territoire national ; d'impossibilité durable de fonctionner normalement. La suspension prévue à l'alinéa 1 ci-dessus ne peut excéder deux (02) mois.
Et selon l’article 187, le Président de la République peut, par décret, dissoudre un Conseil Municipal: dans l'un des cas prévus à l'article 186 ci-dessus ; en cas de persistance ou d'impossibilité de rétablir la situation qui prévalait antérieurement, à l'expiration du délai prévu à l'article 186 ci-dessus.

Au sortir de la salle des délibérations, les populations en furie ont exigé auprès du préfet que la loi soit respectée. « Nous voulons notre maire aujourd’hui. Respectez la discipline du parti », clament les uns.

Qui est réellement Nana Eveline, la candidate soutenue par Célestine Kétcha Courtès et qui fait peur au RDPC

Nana Eveline, née le 12 Avril 1961, à Nkongsamba, épouse du feu Nana Alexis, est la vice-présidente de la section OFRDPC du Ndé-nord, et Présidente du Réseau des Associations des Femmes de l'Arrondissement de Bagangté (RAFABANG) depuis près de 20ans. L'organisation compte près de 130 associations membres.

Eveline Nana est en réalité Institutrice de l'enseignement général. Présidente des femmes institutrices du Nde, et présidente de l'amicale du personnel enseignant des écoles d'application de Bagangté, elle est directrice d'école depuis près de 24 ans. Officier des palmes académiques, elle a régulièrement obtenu des félicitations de sa hiérarchie.

C'est en 1988 que Eveline Nana démarre sa carrière politique au sein du RDPC pour suivre les pas de son feu père qui fut à l'époque secrétaire départemental de l'UNC et ensuite du RDPC dans le Moungo.

En 33 ans de militantisme il est bien de noter que cette vaillante et dynamique militante a fait toutes les classes du parti. Ses faits d'âmes et services en faveur du RDPC sont incontestablement connus jusqu'au sommet du parti, qui par ailleurs lui a régulièrement adressé des lettres de félicitations.

De militante de cellule à la base, Eveline Nana sera ensuite présidente du comité de base, présidente de sous-section du quartier 6A de Bagangté avant d'entrer à la section OFRDPC du Ndé-nord comme vice-présidente lors du dernier renouvellement des organes de base du RDPC.

Les deux dernières élections présidentielles, législatives et municipales connaissent une forte implication de Eveline nana pour les résultats obtenus à Bangangte. En effet elle fut coordinatrice de secteur pour les campagnes électorales du RDPC.

Ancienne d'église de l'EEC, Éveline nana est bien connue au-delà de l'arrondissement de Bangangté. De Bazou à Tonga en passant par Bassamba, ses actions sont bien connues car elle a grandement œuvré auprès du défunt maire Jonas Kouamouo qui dirigea pendant près de deux décennies la section RDPC du grand Ndé.

Succession dynastique: le RDPC prépare un ballon d’essai à Bangangté

L'élection d'un maire au Cameroun n'a jamais suscité autant de tension comme ce à quoi on assiste depuis plusieurs semaines déjà à Bangangté. Le conflit qui oppose officieusement le président du Sénat Marcel Niat à la ministre de l'urbanisme Célestine Kétcha Courtès risque d'embraser tout le département de Ndé. Contrairement à la volonté populaire qui s'affiche lors des réunions, le président du Sénat est décidé à imposer son fils Eric Niat en tant que premier citoyen de la commune au détriment de Lambert Tchoumi. Une succession dynastique qui a du mal à passer au sein de l'opinion.

Pour l’éditorialiste Célestin Biake Célestin, la population "est sérieuse et décidée d’autant plus qu’elle connait le parcours sinueux et problématique du rejeton qu’on lui présente."

BANGANGTÉ EN MANIPULATION

Bangangté mon département, manipulé par quelques malades, veut faire passer après la mort du Maire Kouamo, la pilule désagréable d’un nom à problème à sa succession. Parler de succession dynastique ici au premier degré, soulèverait d’inutiles polémiques avec des réflexions comme « d’où voyez-vous ça ? » Pourtant on n’en est pas si éloigné puisque c’est à un autre degré que ça se passe et c’est par contournement dont il est question.
Ne faisons pas mystère de la chose: un fils Niat est au cœur du problème et par adoubement on le positionne à cette succession. Ce que le peuple du coin refuse. On y est même presqu’arrivé hélas faute de quorum, tout a été à reprendre.

Pourquoi le quorum n’a-t-il pas été atteint, contraignant les comploteurs à tout reprendre, s’agissant des hommes d’un même parti politique ? Voilà où se situe le nœud gordien du problème et tout l’intérêt que nous avons à nous intéresser à cette curiosité.

Les Bangangté tout flegmatiques qu’ils sont, restent d’indécrottables râleurs et plus sérieusement, des insoumis allergiques à toutes formes de servitude. Même de celle qui ne veut pas dire son nom et cherche insidieusement à les contraindre à une autre forme déguisée d’allégeance.
Tout le problème c’est le père Niat Ndifenji Marcel. Ex maire lui-même de Bangangté, Sénateur et 2ème personnalité de la République donc baron d’entre les barons s’il en est, porte un nom qui sonne désagréablement dans le Ndé actuel. Non pas pour le parti qu’il sert mais pour la population. L’homme et son nom sont catalogués comme le concentré de la boulimie en tout : pouvoir, terre, autorité. Et si en développant cette intempérance pour tout il laissait souffler quelques autres personnes, on le lui pardonnerait quelque part.

Mais que non ! Le grippe-sou qu’il est, est partout, veut tout régenter, posséder, assujettir et briller pour lui et les siens. « Tatcheut » de son ndap du terroir agace. Mais alors franchement. En porte à faux avec ses frères consanguins et la chefferie supérieure, on ne lui pardonne pas ses accaparements intempestifs des terres. 15.000 hectares de terres pour lui seul évalue-t-on dans le Ndé est-ce raisonnable ? Serait-il entrain de créer sa Principauté ? Tout cela passe mal. Encore qu’on veut faire semblant d’oublier ses blocages quand il était maire pour le développement de la municipalité.

Pour revenir donc à notre préoccupation de succession à la Mairie, c’est bien la population, pas du tout oublieuse des iniquités de ce nom, qui fait pression sur les conseillers municipaux pour que le quorum ne soit pas atteint. Elle est sérieuse et décidée d’autant plus qu’elle connait le parcours sinueux et problématique du rejeton qu’on lui présente. Faut-il en parler? Non. Sa nationalité française suffit pour le disqualifier et logiquement il devrait se faire tout petit dans son coin.

Ce qu’il faut comprendre derrière cette combine, c’est un ballon d’essai que veulent expérimenter les caciques du Rdpc en région Bamiléké. Oser une imposture de succession dynastique pour confondre ce peuple dans son opposition farouche au gré à gré qui se mitonne et se profile ailleurs. Bref, montrer comment dans leur soi-disant fourberie légendaire, ils sont capables de combattre farouchement ce qu’ils tolèrent chez eux. Prenons-y de la sagesse.

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