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General News of Wednesday, 16 September 2020

Source: www.camerounweb.com

URGENT: Paul Motaze et ses proches cités dans un nouveau scandale de détournement de fonds

Le ministère des finances est devenu un nid à scandales. Selon les informations relayées par nos confrères d'ABK Radio, près de 2000 fonctionnaires sont sommés de s'expliquer sur les sommes dont ils ont bénéficié en guise de rappel.

En effet précise le site de la radio, la procédure d'attribution de cet argent a suivi des voies frauduleuses, celles-ci encadrée par la cellule informatique de la direction des Soldes du ministère.

Cette affaire rejoint celle à cause de laquelle Emmanuel Leubou est incarcéré depuis 2 ans. Ainsi, son prédécesseur et son successeur à la tête de la cellule informatique ont été mis aux arrêts.

Emmanuel Leubou inculpé pour un autre détournement présumé de 320 millions

L’information est révélée par l’hebdomadaire Kalara, spécialisé dans le traitement de l’actualité judiciaire.
Depuis le 7 août 2020, Emmanuel Leubou, ancien chef de la cellule informatique de la Direction des dépenses du personnel et des pensions (DDPP) du ministère des Finances (MINFI) fait l’objet d’une nouvelle inculpation pour détournement de deniers publics à hauteur de plus de 320 millions de FCFA.

Dans sa parution du 2 septembre 2020, l’hebdomadaire Kalara indique que les faits relatifs à cette nouvelle affaire remontent à l’époque où le mis en cause dirigeait la cellule informatique de la DDPP.

«Dans cette nouvelle affaire, M. Leubou est inculpé en compagnie d’au moins quatre autres personnes, dont un certain Philippe Raoul Panko. Ancien chef du service de gestion de la DDPP, cet inspecteur du Trésor avait été interpellé le 3 septembre 2019 par la police à l’aéroport international de Douala alors qu’il tentait de quitter le pays pour se réfugier au Nigeria», lit-on dans les colonnes du journal.

Son interpellation avait relancé une procédure initiée 5 mois plus tôt par le Tribunal Criminel Spécial (TCS) et confiée au corps spécialisé des officiers de police judiciaire. C’est en mars 2018 que M. Panko avait été démasqué comme l’un des principaux acteurs d’un réseau spécialisé dans le détournement des fonds publics. Pour distraire de l’argent des caisses publiques, ses collègues et lui faisaient payer à des personnes minutieusement recrutées des salaires aux montants frauduleusement élevés.

«En fait, M. Panko et ses complices avaient réussi à mettre au point un stratagème leur permettant d’octroyer aux agents de l’Etat en service au Cameroun des ‘‘soldes consulaires’’, c’est-à-dire des salaires calculés aux taux extérieur. Ce sont des rétributions destinées aux fonctionnaires installés à l’étranger. Ainsi, plusieurs fonctionnaires installés au Cameroun percevaient des salaires mirobolants que les membres du réseau se partageaient sereinement jusqu’à la découverte du pot aux roses. Et au-delà… Une perte sèche évaluée à plusieurs milliards de FCFA par des sources internes au MINFI», précise le journal.

Le stratagème sera mis à nu par la cellule informatique gérée par M. Leubou. Le ministre des Finances décide alors de relever M. Panko de ses fonctions. La situation est portée à l’attention du ministre de la Défense. Et pour cause, des militaires faisaient partie des bénéficiaires de cette manœuvres.

Une enquête est ouverte par la Sécurité Militaire (SEMIL) et la Direction du Commissariat Interarmées (DIRCIA). Kalara indique que M. Panko passera aux aveux complets. Mais curieusement, il sera remis en liberté et aucune procédure judiciaire ne sera engagée, ni contre ce dernier, ni à l’encontre des militaires bénéficiaires.

Notre confrère se demande donc comment Emmanuel Leubou, qui avait découvert et dénoncé la manœuvre, se retrouve impliqué dans une nouvelle affaire presque un an après les premiers inculpés.

Première affaire

Pour mémoire, M. Leubou, et un certain M. Amadou Haman, inconnu de l’administration publique camerounaise, sont déjà jugés, dans une première affaire, pour détournement présumé en coaction, de la somme de 5,5 milliards de FCFA. Les autres inculpés sont Mme Lefang Celestina Nkeng, chef du service des oppositions à la Paierie général du Trésor et M. Mefiro Pempeme Inoussa, fonctionnaire en service à la cellule d’assainissement du fichier solde. Les deux sont poursuivis en tant que complices présumés de sieurs Leubou et Haman. Quant à Mme Aïssatou Boullo Bouba, ancienne chef de la cellule SIGIPES du ministère de la Communication, elle est accusée de façon solitaire, des faits de détournement présumé de 6,5 millions de FCFA.

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