Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 10 28Article 552190

General News of Wednesday, 28 October 2020

Source: stopblablacam.com

Tuerie de Kumba: des partis de l’opposition préconisent une réponse militaire

Le sujet a été abordé lors d’un point de presse organisé par le député Cabral Libii (photo) ce 26 octobre 2020 à Yaoundé. Le leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a tenu à honorer la mémoire des six enfants massacrés « par des terroristes » samedi dernier à Kumba dans la région anglophone du Sud-Ouest. « Nos enfants sont tués, l’avenir est menacé, l’espoir de la nation est enseveli. La République est poussée dans ses retranchements. On s’attaque à nos enfants. On s’attaque au socle même de la République. On s’attaque à l’école », s’est-il indigné.

Mais en réalité, ce message du député du Nyong-Ekelle est destiné au chef de l’Etat, Paul Biya. Dans sa sortie, il invite le président à prendre ses responsabilités suite à la boucherie humaine de Kumba du 24 octobre dernier. « Monsieur le président de la République, vous devez exercer dans toute sa rigueur le mandat que le peuple vous a confié », déclare le candidat sorti troisième à la présidentielle d’octobre 2018. Ce d’autant plus que « Vous avez le devoir de protéger nos enfants. Vous avez le devoir de protéger l’avenir de nos enfants », poursuit le parlementaire. Cabral Libii demande au Président de la République, en sa qualité « de Chef suprême des armées », d’« appliquer la Constitution du Cameroun contre les terroristes qui assassinent nos enfants ».

Autant dire que le parlementaire milite pour une réponse militaire à cet acte d’agression. Cette position du PCRN rejoint celle défendue par le Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), un autre parti politique de l’opposition au Cameroun. Pour son Premier secrétaire, Serges Espoir Matomba « il faut que nous parlions d’une même voix afin de permettre à nos forces de sécurité et de maintien de l’ordre de pouvoir agir. Parce que le Cameroun et les Camerounais doivent être sécurisés. Nous n’avons pas affaire à une guerre asymétrique. Il s’agit des brigands. Et lorsque des brigands décident d’imposer leur loi, on ne peut pas dire à l’Etat où au gouvernement d’agir politiquement. Il s’agit d’un massacre perpétré par des civils qui ont décidé de porter des armes contre leur pays. A cela je dis qu’il faut une réponse forte, une réponse militaire », justifie-t-il.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter