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Actualités of Saturday, 24 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Tribalisme, xénophobie, appel à la haine : le professeur Claude Abe visé par deux plaintes

Vous comprendrez que ce leadership de la BAS est caractérisé par la communauté Vous comprendrez que ce leadership de la BAS est caractérisé par la communauté

Les deux plaintes seront déposées dès ce lundi par le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun.

La première sera déposée auprès de la Commission nationale anti-corruption.

La seconde auprès du tribunal de grande instance de Yaoundé.

Le conseil national de la jeunesse du Cameroun va saisir la justice sur le cas du professeur Claude Abe, enseignant de sociologie à l’université catholique d’Afrique centrale. C’est que l’enseignant de sociologie s’est fait distinguer par des propos tribalistes qu’il a tenu dans une émission télévisée dimanche dernier. « Le Conseil a pris le temps d'observer la scène et le recul nécessaire pour attendre un mea culpa. Au contraire, le mis en cause ici s'est illustré par une abondante littérature apologétique du divisionnisme institutionnel et des attaques ciblées contre certains membres du clergé en l'occurrence monseigneur Ndongmo de regrettée mémoire », explique André Marie Dibambou, président de l’assemblée générale du Conseil national de la jeunesse du Cameroun(CNJC). Sans donner plus de détails, il affirme que « nous avons une réunion demain. Ce n'est qu'à l'issue qu'il sera possible de vous communiquer ce détail. Pour l'instant, ce qu'il faut retenir c'est l'imminence d'une plainte qui sera déposée au nom de la Jeunesse camerounaise à la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme lundi 26 juillet 2021 à 10h et Tribunal de première instance centre administratif à 12h.

Les faits

Invité du Grand Débat d’AM TV, dimanche dernier le professeur Claude Abe s’est notamment penché sur le BAS et le MRC, qu’il a qualifié d’organisation tribale. « Vous comprendrez que ce leadership de la BAS est caractérisé par la communauté. Ce sont des faits. Là on se rend compte que le mot changement est un cache genre derrière lequel se cache la quête d’une dictature du reste des Camerounais par une communauté. Je doute qu’un tel projet puisse aboutir. Le reste des Camerounais pourrait le voir. Tous les dirigeants du BAS ont des noms de quelque part », a-t-il déclaré.

Claude Abe poursuit son discours en ajoutant que « Vous vous rendrez compte que le président du Sénat est en Europe depuis plusieurs mois pour se faire soigner. J’ai été surpris que le BAS ne veuille pas le rapatrier car ‘il est de la même région (NDLR) « Il ne s’agit pas de parler de division, ce sont les faits. Nous voulons tous que les choses changent, mais pas par la violence, la violence ne peut pas être mobilisée par certains »

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