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General News of Friday, 12 March 2021

Source: Le quotidien N°533

Traque des taxi-motos : le gouverneur du Littoral passe à la vitesse supérieure

C’est la ferme détermination affichée par Gouverneur de la région du Littoral, après les actes d’incivisme perpétrés à Ndokoti l’un des quartiers populeux de la ville de Douala par certains conducteurs de mototaxis qui refusent de se conformer non seulement à la réglementation en vigueur mais aussi aux mesures sécuritaires prises tant par les autorités administratives de la région du Littoral au premier rang desquelles le Gouverneur de la Région du Littoral que celles municipales de cette partie du pays.



Déterminées à identifier les 120000 personnes qui exercent ce métier dans les 6 arrondissements qui constituent le département du Wouri,ces autorités affirment qu’il ne revient pas à l’État de reculer face aux hors-la-loi car c’est à eux de le faire. Les mesures sécuritaires prises pour détecter les infiltrés et les neutraliser ne seront guère levées car l’heure est venue d’assainir définitivement ce secteur dont l’importance n’est plus à démontrer pour l’économie du Cameroun. La rédaction du journal Le Quotidien vous propose dans son intégralité, l’entretien que le Gouverneur de la Région du Littoral a accordé à ses confrères de la Crtv.


M. le gouverneur, il y a comme une agitation dans le secteur des mototaxis de la ville de Douala. Doit-on considérer que l’ordre public est perturbé à Douala ?

Alors, je tiens d’abord à dire avant même de voir les problèmes de maintien de l’ordre du fait de l’activité de certains mototaxis, je tiens à dire que ,c’est un métier noble et beaucoup de Camerounais se sont retrouvés dans notre ville parfois par perte d’emploi, par recherche d’emploi et se sont dits qu’il faudrait peut-être acheter une moto pour pouvoir nourrir la famille et c’est ce qui fait que ce métier est encadré n’est-ce pas par un texte du Premier Ministre et, sur le terrain, l’applicabilité est la préoccupation de tous tant des mototaximen que des autorités administratives et municipales. Alors, vous faites bien de rappeler que depuis quelques jours, au niveau de Douala, on constate quelques frictions ici et là mais je tiens à dire que, cette activité participe même de la vitalité de notre économie.


Il faudrait bien que nous ayons des mototaxis pour pouvoir desservir des secteurs dont l’accès est assez difficile par voiture donc, il est nécessaire que nous ayons ces motos mais alors, ce secteur est encadre par des syndicats. Il s’est trouvé que certains …accusaient les premiers responsables leaders d’être à la solde du gouvernement et de ne pas se préoccuper de manière profonde de leurs camarades mototaximen. Alors, j’ai tenu à faire une réunion assez élargie .A l’occasion de cette réunion, j’ai tenu à ce que, tous les syndicats de motos soient impliqués. Tous ces syndicats ont été d’accord et de même avis que leur secteur soit assaini.


Cet assainissement se passes de telle sorte que, nous ayons autour de ces syndicats, des forces qui les encadrent parce que ces syndicats connaissant leurs camarades, procèdent à la sensibilisation pour mettre de côté, ceux qui ne sont pas en règle .Cette action se fait de commun accord avec les municipalités, les Forces de l’ordre et les syndicats. Après, vous constaterez que dans ce milieu, nous avons comme l’impression que, certaines personnes s’infiltrent et font du désordre. Il n’est pas question que l’Etat soit absent parce qu’il y va de la sécurité des habitants de Douala. Aujourd’hui, vous pouvez circuler dans notre ville, vous trouverez que certains arborent des chasubles. Ces chasubles ont été offertes par les municipalités.


Vous voyez à Douala 2e , la mairie principale de la ville de Douala comme d’autres, se sont organisées de manière à harmoniser cette activité ; mais comment voulez-vous qu’on considère comme mototaximan quelqu’un qui est d’abord très sale, sa moto n’a pas de plaque d’immatriculation, lui-même n’a pas de pièces d’identité sur lui. Vous prenez le risque d’aller avec cette personne vers une destination parfois inconnue et après, on parlera d’agression ici et là, donc, ce qui se passe aujourd’hui à Douala, c’est l’activité même des syndicats encadrée par les pouvoirs publics. On a parlé de Douala qui menace d’être en feu. Ça c’est des histoires. Je voudrais dire que, il faudrait que, l’Etat ne perde pas la face devant cette activité qui commence à être infiltrée par beaucoup d’irresponsables.

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