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General News of Friday, 20 November 2020

Source: Actu Cameroun

Traque des avocats: Me Richard Tamfu et Armel Tchuemegne, victimes d’un piège

Selon le bâtonnier par intérim du Barreau du Cameroun, les deux avocats sont tombés dans un guet-apens tendu par des hommes se faisant passer pour des clients.

Me Richard Tamfu et Armel Tchuemegne, deux avocats inscrits au Barreau du Cameroun, ont été déférés ce vendredi matin au Parquet. Les font l’objet d’une procédure judiciaire pour des faits présumés « d’outrage à magistrat, de troubles du service et destruction ».

Lors d’un point de presse donné, jeudi 19 novembre à Yaoundé, le bâtonnier par intérim du Barreau du Cameroun, Me Claire Atangana Bikouna, a révélé que leurs confrères ont été victimes d’un piège tendu par des hommes en tenue se faisant passer pour des clients.

Une fois seuls avec les avocats, ces derniers ont été interpellés et conduits à la Délégation Régionale de la Police Judiciaire. Pour le conseil de l’ordre, comme pour les deux premiers, ils bénéficient de la présomption d’innocence. Le barreau interpelle les autorités sur ces dérives observées.

La brouille entre avocats et magistrats

Au sujet de la brouille entre avocats et magistrats, le conseil joue la carte de l’apaisement. Il appelle les uns et les autres au calme en vue de trouver une solution pacifique; les deux entités étant appelé à travailler ensemble.

L’ordre des avocats qui a instruit une enquête après le mouvement enregistré au TPI de Douala Bonanjo, réitère que les coupables au sein des forces de police doivent être clairement identifiés et condamnés.

Le barreau qui suit de près cette actualité se prononcera de nouveau, le 1er décembre prochain, avec certainement de nouvelles informations sur la situation des avocats arrêtés et des révélations au sujet de l’enquête qui est en cours.

Près d’une trentaine d’avocats sont recherchés après les échauffourées enregistrées il y a quelques jours à Douala. Deux d’entre eux, considérés comme les leaders du mouvement de contestation contre l’arrestation de leurs confrères, sont toujours gardés. L’ordre dénonce une machine répressive mise sur pieds en vue de museler des avocats, dans l’exercice de leur fonction.

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