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General News of Thursday, 7 November 2019

Source: datacameroon.com

Toxicomanie : Plus de 12 000 jeunes de -15 ans consomment des stupéfiants

L’organisation Pep sans frontière recommande à l’Etat de renforcer sa politique de prise en charge des toxicomanes et de trouver des solutions pour maximiser la lutte contre ce fléau social ravageur au Cameroun.

Selon le Comité National de Lutte contre la Drogue (CNDLH), 21% de la population camerounaise a déjà expérimenté une drogue dure, 10% sont des usagers réguliers dont 60% de jeunes âgés de 20 à 25 ans (août 2018). Il ressort de ce rapport, que les jeunes sont davantage exposés à la consommation de ces substances illicites. Au Cameroun, plus de 12 000 jeunes âgés de moins de 15 ans sont concernés par l’usage des produits stupéfiants et des produits psychotropes. La consommation de ces stupéfiants, s’accompagne généralement de l’alcool.

D’après Pep sans frontière, uneorganisation de sensibilisation, au cours d’une conférence de presse vendredi 12 juillet 2019, la toxicomanie a pris une ampleur incontrôlable non seulement chez une catégorie précise de personnes, mais aussi dans le quotidien des jeunes. Dans les villes et quartiers, plusieurs groupes de jeunes se retrouvent dans ce mouvement (ladrogue, le tabac, la cocaïne, l’alcool etc…) qui s’avère nocif pour leur psychique et leur organisme. Une indépendance qui affecte leur comportement au sein de la société et dans tous les autres domaines de leur vie.

L’anthropologue chercheur, Ouambo Ouambo, explique que ce vice tire ses origines dans l’oisiveté, le suivisme, l’influence culturelle sur l’imaginaire de la drogue, l’incivisme (éducation familiale, le suivi parental et social), la pauvreté, la corruption etc… C’est ainsi qu’il s’installe progressivement chez certains une distraction, et chez d’autres, comme une nécessité. Pour cette raison, il revient donc aux parents, à en croire ces activistes, de veiller au maximum sur la compagnie de leurs enfants et de leurs proches, et surtout de mettre un accent sur leur éducation. « Quant aux autorités, il conviendrait certainement pour elles de rentrer si possible dans cette démarche pacifique car le consommateur d’alcool ou de drogue est en lui-même une victime de cette addiction, donc pour l’aider à s’en sortir, il faudrait plus de sensibilisation que de violence », poursuit-il.

Pour une meilleure mobilisation et sensibilisation sur les dangers liés à la consommation des stupéfiants et de l’alcool dans le milieu jeune au Cameroun, Pep Sans Frontière attire l’attention du gouvernement sur la nécessité de renforcer et d’améliorer la politique de la prise en charge des toxicomanes afin de pouvoir trouver des solutions plus concrètes. Il suggère par ailleurs, la construction des hôpitaux centraux et de district en les dotant des capacités de soins et d’hospitalisation, la création des centres d’écoute, de soins et de réinsertion sociale pour jeunes toxicomanes.

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