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General News of Monday, 31 May 2021

Source: Le jour

Touchants témoignages : il jongle depuis 15 ans avec la pauvreté à Nkololoun

William propose des culottes au bord de la chaussée à Nkololoun depuis 15 ans William propose des culottes au bord de la chaussée à Nkololoun depuis 15 ans

15 ans déjà que le jeune homme gagne son pain quotidien en vendant des culottes triés dans la friperie à Nkololoun.

Sous sa casquette, de grosses gouttes de sueur dégoulinent de son visage. William Tchamtou, teint brun, est debout sous ce soleil de plomb. Il tient une culotte en main et essaye de capter l’attention de potentiels clients. «Madame venez regarder. C’est votre taille », lance -t-il à une dame de passage qui fixe sa marchandise. Elle se rapproche, discute pendant quarante secondes et repart sans rien acheter. William se courbe, réajuste ses culottes disposés sur une petite bâche à même le sol. Puis, il se relève à la quête d’autres clients. L’horloge affiche 13h ce vendredi 28 mai 2021. Le petit commerçant marque une pause. Il s’offre un plat de Eru, une légumineuse, chez une vendeuse de nourriture ambulante. Il déguste son plat sur place.



William propose des culottes au bord de la chaussée à Nkololoun depuis 15 ans. «Avant que cette route ne soit arrangée, je vendais déjà ici», tient -t-il à le rappeler. Pour se ravitailler en marchandises, comme la plupart des vendeurs ici, il se rapproche des déballeurs (vendeurs de vêtements de friperie) et effectue des tris. Il propose ensuite les culottes en y rajoutant une petite marge pour se faire un peu de bénéfice. «Je peux par exemple prendre une culotte à 1000 F. Cfa et la revendre à 1500 F. Cfa. On jongle comme ça », explique-t-il. Lorsque l’activité est prospère, le petit commerçants peut brasser 10 000 F. Cfa de recette journalière. Une somme dans laquelle il doit ôter 1 000 F. Cfa de transport.


On jongle

« Mais il arrive des jours où je peux rentrer sans écouler une seule pièce. Ces trois derniers jours par exemple avec les navettes de la mairie et de la police, il n’y a pas de marché», se désole le vendeur. Qui fait savoir qu’il ne dispose pas d’un gros capital et ne gagne pas suffisamment au point de s’octroyer le luxe de débourser 100 000 F. Cfa pour occuper un des espaces de la mairie. « Ici, on jongle juste», précise William, visiblement gêné lorsqu’il évoque ce sujet.

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