Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 03 16Article 580144

General News of Tuesday, 16 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Torture : la terreur politique de Paul Biya décrite par un de ses proches collaborateurs

Titus Edzoa est un homme du sérail. Plusieurs fois ministre sous Paul Biya, l’homme connait le fonctionnement du régime. En 1997 quand il a exprimé ses intentions de devenir président de la République. Il a découvert la face oppressive du pouvoir de Biya. Arrêté et placé en détention. Il raconte comment la torture sous pays fait partie des instruments de gouvernance.


Parler de la torture est une chose ; l’avoir subie en est une autre. ... il est aussi ponctuel que récurrent, le rituel quotidien. L’écho de pas légers et furtifs, rarement lourds et lents de brodequins, précède le garde-chiourme.

Un froissement métallique grince aigu en cacophonie, et mes oreilles de bourdonner. Des cliquetis secs, agressifs, d’une, de deux, de trois, de nombreuses clés qui tournent, bruissent, se retournent dans de multiples palâtres. et mes oreilles de se froisser. Mon cœur de brunir, de saigner, à défaut de se briser et de s’arrêter. Un bruit sourd, puis un autre, un autre encore. de lourds portails blindés s’abattent l’un après l’autre, contre des murs ocres et brunis de béton. et mon âme de grincer, avant de se lover sur elle-même, en réflexe d’auto-défense et de désespoir. Un rituel démentiel et pernicieux ; le matin comme le soir, de jour comme de nuit; et à l’ouverture comme à la fermeture : torture oblige ! malgré sa récurrence, le geste parler de la torture est une chose ; l’avoir subie en est une autre. ... il est aussi ponctuel que récurrent, le rituel quotidien. L’écho de pas légers et furtifs, rarement lourds et lents de brodequins, précède le garde-chiourme.

Un froissement métallique grince aigu en cacophonie, et mes oreilles de bourdonner. Des cliquetis secs, agressifs, d’une, de deux, de trois, de nombreuses clés qui tournent, bruissent, se retournent dans de multiples palâtres. et mes oreilles de se froisser. Mon cœur de brunir, de saigner, à défaut de se briser et de s’arrêter. Un bruit sourd, puis un autre, un autre encore. de lourds portails blindés s’abattent l’un après l’autre, contre des murs ocres et brunis de béton. et mon âme de grincer, avant de se lover sur elle-même, en réflexe d’auto-défense et de désespoir. Un rituel démentiel et pernicieux ; le matin comme le soir, de jour comme de nuit; et à l’ouverture comme à la fermeture : torture oblige ! malgré sa récurrence, le geste parler de la torture est une chose ; l’avoir subie en est une autre. ... il est aussi ponctuel que récurrent, le rituel quotidien.

L’écho de pas légers et furtifs, rarement lourds et lents de brodequins, précède le garde-chiourme. Un froissement métallique grince aigu en cacophonie, et mes oreilles de bourdonner. Des cliquetis secs, agressifs, d’une, de deux, de trois, de nombreuses clés qui tournent, bruissent, se retournent dans de multiples palâtres. et mes oreilles de se froisser. Mon cœur de brunir, de saigner, à défaut de se briser et de s’arrêter. Un bruit sourd, puis un autre, un autre encore.


De lourds portails blindés s’abattent l’un après l’autre, contre des murs ocres et brunis de béton. et mon âme de grincer, avant de se lover sur elle-même, en réflexe d’auto-défense et de désespoir. Un rituel démentiel et pernicieux ; le matin comme le soir, de jour comme de nuit; et à l’ouverture comme à la fermeture : torture oblige ! malgré sa récurrence, le geste et du griotisme : l’ogre, le bourreau, insatiable, s’en nourrit, car il se délecte à régner sur des spectres; il ne peut exister que par l’annihilation de l’autre. La violence, comme de la suie, infiltre toutes les couches de la société, réalité pré ventivement entretenue pour une soi-disant pérennité du système.

Et pourtant, la sagesse qu’enseigne l’Histoire humaine n’aura jamais été muette sur la terreur. Énergie explosive à souhait, elle véhicule toujours en son sein sa propre destruction, une espèce d’auto-radioactivité. tôt ou tard, elle s’épuise, s’estompe, laissant avec une désolation déconcertante, un vide, un « trou noir », pour enfin exploser en compensation dramatique de son supposé essor d’hier. Quelquefois, la société, dans un dernier sursaut, interpelle inconsciemment l’intervention d’un nouveau prince, féru de l’expérience des affaires de l’État, et doué d’une haute dimension et du génie des valeurs humaines et sociétales. très souvent, hélas, elle erre longtemps, très longtemps, dans un pandémonium infernal, où l’anarchie, la misère, l’insécurité et le désespoir soufflent tel un ouragan, avant de connaître, épuisée, la voie qui mène vers la paix et l’épanouissement... Mais à quel prix? La peine de mort est un autre exemple, hélas courant, de barbarie et de violence extrême de l’humanité contre elle même.

La vie est toujours un don, un présent, dont la fina lité se trouve au-delà des considérations, ô combien limi tées de l’Homme. Contrairement à la pensée commune, l’Homme ne donne pas la vie, l’Homme ne peut pas donner la vie ; il est tout simplement, et c’est déjà un insigne privi lège, un intermédiaire, un véhicule, quelque précieux qu’il soit, d’un véritable « miracle » des lois universelles; il ne peut et ne doit donc en aucun cas s’arroger le droit d’ôter la vie d’un autre être humain. La répression criminelle par la mort n’a réduit nulle part la criminalité, encore moins moralisé une société. Je partage avec véhémence l’avis de robert Badinter, pionnier défenseur et avocat de la vie : « on ne répond pas à l’horreur par l’horreur ».

A la fin, permettez-moi de vous murmurer en toute confidence ceci: « à travers force péripéties, j’ai réussi à faire de ma torture l’une des plus belles décorations secrètes de mon âme ». La vie d’un Homme est sacrée. en toutes circonstances, elle mérite le respect le plus absolu autant des bandits inconscients de la rue que « des tout puissants » prétendument protecteurs de l’évolution de ce monde...

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter