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General News of Wednesday, 7 October 2020

Source: Actu Cameroun

Tibati: un élève de 19 ans décède dans des circonstances troubles

Une autopsie a été prescrite pour élucider l’affaire, après la mort de Joseph Moinimo.Torndzeyu au camp du BIM.
La dépouille de Joseph Moinimo Torndzeyu est à l’hôpital régional de Ngaoundéré, depuis le 1er octobre dernier. Rien ne fuite encore concernant les résultats de l’autopsie requise. Mais le jeune élève de 19 ans au lycée bilingue de Tibati, né à Kumbo de Shey Moinimo et de Lukong Sther, est décédé le 30 septembre dernier dans un camp militaire.

«Un militaire est allé au domicile des parents de l’enfant le 29 septembre. Ne l’ayant pas trouvé, le 30 septembre au matin, ce militaire est revenu, disant avoir la consigne de son patron. Il faut préciser que son patron, le commandant du BIM de Tibâti, était absent, et se trouvait à Douala. La mère de l’enfant ne savait pas que le commandant n’était pas là. Mais comme ce militaire est de la même communauté anglophone, la mère s’est dit que si c’est le commandant gui cherche l’enfant qu’on a accusé d’être un trafiquant de stupéfiants, c’est certainement pour lui prodiguer des conseils. C’est comme ça qu’elle l’a laissé partir. Cet enfant serait mort vers 16 h, car c’est à cette heure que le médecin a été contacté. Le préfet ayant eu cette information vers 17 h, que l’enfant est décédé au camp militaire, s’y est immédiatement rendu» relate une source .


Le préfet Bernard Djiomo va donc superviser les opérations, notamment celle de ramener la dépouille du jeune Joseph Moinimo Torndzeyu à l’hôpital le 30 septembre dernier. Le gouverneur de l’Adamaoua est informé en temps réel. De concert avec le commissaire du gouvernement et le substitut du procureur, les trois militaires de garde sont mis aux arrêts. Le procureur général instruit, pour la suite, que la dépouille du jeune garçon soit conduite à l’hôpital régional de Ngaoundéré, pour autopsie.

«Les militaires disent que c’est une pendaison. Mais tout montre que l’enfant a subi des sévices corporels, de la torture ayant entraîné sa mort. Mais les enquêtes vont mieux nous édifier», confie une source. Effectivement, au Bataillon d’infanterie motorisée (BIM), on dit avoir «entendu que quelqu’un s’est pendu». Au moment des faits, le commandant du BIM de Tibati était absent, permissionnaire à Douala. Mais à en croire d’autres témoignages, le jeune Joseph Moinimo Torndzeyu développait une addiction aux stupéfiants et un de ses oncles aura donc jugé utile de le confier aux militaires pour une «petite correction». Mort s’en est malheureusement suivie. . De sources concordantes, la gendarmerie a ouvert une,enquête afin de tirer au clair les zones d’ombre autour de ce décès.

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