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General News of Monday, 24 August 2020

Source: La Nouvelle N° 554

Terrorisme : Yaoundé, la nouvelle cible des Amba boys

A travers la pose des Engins explosifs improvisés (Eei), les stratèges des groupes sécessionnistes espèrent une stigmatisation des populations anglophones installées dans la cité capitale. Ce qui, selon les attentes des leaders sécessionnistes, pourrait conduire à une guerre civile au Cameroun.
Les Amba ont fait charger un engin explosif dans un bus Vip Amour Mezam en partance pour Yaoundé ce matin. L’explosion a lieu au check-point, entrée Bamenda. Heureusement, c’était dans la soute. Pas de perte en vies humaines sauf les dégâts matériels. J’ai vécu la scène en direct, car étant juste derrière ce bus, dans un autre Vip Amour Mezam pour Douala. Seigneur prends pitié ».

C’est le message d’un client de la compagnie de transport interurbain qui a fait le tour des réseaux sociaux en fin de semaine dernière. Alors question : l’Engin explosif improvisé (Eei) autrement appelé « bombe artisanale » devrait-il être convoyé à Yaoundé et qu’il explose malencontreusement du fait de la pression des bagages disposés dans la soute ou alors c’est le bus Vip de la compagnie de transport qui était particulièrement la cible des terroristes sécessionnistes ? Si pour certains observateurs la première hypothèse c’est-à-dire que c’est Yaoundé qui était la destination finale du colis encombrant, il y a lieu de constater que le phénomène de pose des bombes artisanales fait son apparition dans l’espace sécuritaire camerounais avec l’avènement de la secte Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.



Un phénomène que les forces de défense et de sécurité camerounaise ont réussi à contenir dans un contexte de guerre asymétrique dans cette partie du territoire de notre pays. L’on se rappelle en effet de cette explosion le 27 juillet 2015, d’une kamikaze dans la ville de Ma-roua. L’attentat perpétré par une jeune fille de 13 ans au lieu-dit « Pont vert » avait alors fait près de 21 morts et une quatre vingtaine de blessés. Depuis lors, et pour de nombreux observateurs, la pose des bombes artisanales était jusqu’ici l’apanage du groupe terroriste Boko Haram. Seulement depuis pratiquement 2 ans, on a vu apparaitre avec la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l’usage des Engins explosifs improvisés (Eei) par les terroristes sécessionnistes


. Ceux-ci l’ont expérimenté plusieurs fois contre les forces de défense et de sécurité avec à chaque fois des résultats mitigés. S’étant donc rendu compte que sur le plan sécuritaire la situation semble désormais sous contrôle, dans leur volonté de provoquer un embrasement total du pays, les terroristes sécessionnistes ont décidé de déporter la pose des Eei dans les autres métropoles camerounaises à savoir Douala, Bafoussam, Bamenda, Buea et Yaoundé. Pour ce qui est de la cité capitale, plusieurs Engins explosifs improvisés (Eei) et quelques commanditaires ont été interpelés par les forces de défense et de sécurité. C’est dans la foulée que 3 bombes artisanales exploseront à Yaoundé, notamment dans les quartiers Me-len, Emana, Damas et récemment dans un bar au quartier Mokolo.

Selon certains analystes, en dehors de la volonté des groupes sécessionnistes de porter le combat au cœur du siège des institutions, leur détermination affichée aujourd’hui reste de provoquer une guerre civile où les Camerounais francophones et anglophones qui vivent pourtant en harmonie se battront. La stigmatisation des populations anglophones étant l’objectif principal recherché dans cette stratégie de pose des bombes artisanales.

Pour nos analystes, il importe impérativement aujourd’hui que la société civile, les forces vives et les populations comprennent bien ce plan ourdi dans les officines secrètes des groupes sécessionnistes. Selon nos sources, la stratégie mise en œuvre par les groupes sécessionnistes est bien planifiée à partir des pays où sont installés leurs leaders (Nigéria, Norvège, Etats-Unis, Angleterre…). Il est question, estiment nos mêmes sources que les Camerounais ne tombent pas dans le piège de la stigmatisation qui mettrait en mal le vivre-ensemble entre les Camerounais des régions anglophones et francophones. Vigilance donc !

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