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General News of Wednesday, 19 August 2020

Source: afrique-54.com

Terrorisme : Yaoundé est devenue une ville dangereuse

La montée en puissance des engins explosifs déclenchés dans un la capitale camerounaise démontre à suffisante les risques que court ce pays du golf de guinée quand à sa stabilité légendaire dans la sous région.

Une bombe artisanale a explosé le vendredi 14 aout 2020 aux alentours de midi dans la ville de Yaoundé. C’est la septième explosion détectée dans la capitale camerounaise en moins d’un an. Selon une source rencontrée sur les lieux, quelques instants seulement après cet incident, « l’attaque aurait fait 2 blessés légers et des dégâts matériels ».

Cette explosion a été déclenchée une fois encore dans le deuxième arrondissement de la ville de Yaoundé, dans un bar situé non loin du marché Mokolo. L’un des marchés les plus populaires de la ville de Yaoundé qui grouille habituellement de monde a cette heure de la journée.

D’après les témoins, deux individus sont entrés dans le bar en question et y ont déposé un sac. Un sac qui aurait, selon les premiers éléments de l’enquête de la police et gendarmerie qui tôt fait de quadriller le secteur, servi pour le transport de l’engin explosif.


L’on se souvient qu’il y a moins de deux mois, Yaoundé avait déjà enregistré trois explosions de bombes artisanales. Les auteurs de ces actes restent jusqu’ici inconnus. Tout comme les résultats de la toute première explosion survenue à Dubai dans le deuxième arrondissement, non loin de l’itinéraire présidentiel, et qui tardent toujours à produire leurs résultats.

L’instigation de la peur

Dans un contexte ou les populations camerounaises semblent s’être familiarisées aux images d’atrocités via les réseaux sociaux. Bien plus, au crépitement des armes dans les régions du Nord-ouest, Sud-ouest, de l’Extrême-nord ainsi que dans la zone frontalière de l’Est.

La stratégie semble désormais bien claire, celle de faire instaurer en permanence la peur, au sein des populations des capitales politique et économique. Et montrer in fine aux yeux de la communauté nationale et internationale, que les services de renseignements et de sécurité ont perdu le contrôle. Et par ricochet, que le pouvoir en place de Yaoundé, a visiblement perdu la main, sur l’une de ses missions régalienne que celle d’assurer la protection de ses ressortissants.

Une stratégie qui si elle s’avère productive pourrait a bien d’égard déboucher sur une intervention étrangère. Un veux pieux des principaux contestataires du pouvoir de Yaoundé, dans un état garant de la stabilité dans la zone Afrique centrale.

L’urgence d’une culture du renseignement

Le point de départ de tout système sécuritaire c’est bien l’information. Mais seulement, l’information ne vient pas à des personnes qui ont pris l’habitude de rester cloîtrées dans des bureaux.

Il devient nécessaire, la mise sur pied d’un service de renseignement avant-gardiste, proactif, qui scie avec l’ère du temps. Capable de prévenir, anticiper et même déjouer toute menace sous-jacente. S’intéresser à la culture du renseignement. C’est s’interroger sur la nature de cette culture dans le passé et le présent, s’interroger sur la nature de la fonction renseignement, les tâches qu’elle peut et doit assurer ainsi que celles qu’elle ne peut pas et ne doit pas assurer.


Or, lorsqu’on ne sait pas, on fait d’abord le nécessaire pour en savoir plus en recherchant. L’intelligence serait donc une fonction de recherche d’information utile à la décision pour l’action dans l’incertitude. La culture du renseignement permet in fine de« gagner les esprits et les cœurs » de la population locale, en informant les responsables locaux des réalisations utiles et des actions de développement efficaces réalisées à leur profit, et contribuer ainsi à marginaliser les insurgés, tout en améliorant la situation sécuritaire.

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