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General News of Wednesday, 24 February 2021

Source: Actu Cameroun

TCS: Jean Louis Beh Mengue invité à se défendre

La balle est maintenant dans le camp de Jean Louis Beh Mengue. Le 6 avril 2021, l’ex-directeur général (DG) de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) devra mouiller le maillot pour démontrer son innocence clamée dans l’affaire qui l’oppose à l’Etat du Cameroun devant le Tribunal criminel spécial (TCS). Vendredi dernier, 19 février, le tribunal a estimé les éléments de preuves suffisant pour qu’il puisse se défendre. Il a annoncé qu’en plus de son témoignage, il a quelques pièces à produire». Pareil pour sa coaccusée, Mme Maryamou.

Cette décision est intervenue a la suite du réquisitoire intermédiaire du ministère public qui est revenu sur le fond des poursuites engagées contre les mis en cause. 11 indique qu’une mission de vérification du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) a séjourné à FART pour auditer la gestion de cette entreprise publique durant les exercices budgétaires de 1999 à 2013. Cette mission a mis en lumière de nombreuses irrégularités, imputées à certains responsables de l’ART à l’instar de M. Beh Mengue.

En effet, il est. reproché à M. Beh Mengue, dans la première charge retenue contre lui, d’être complice de la supposée distraction de la somme de 389 millions de francs imputée à Gaston Michel Eteta’a Ntonga, l’ex-agent-comptable de l’ART, considéré en fuite. Ces fonds étaient retirés dans le compte bancaire de l’ART sur la base des chèques cosignés par les deux accusés, et devaient alimenter la caisse centrale de FART. Aucun justificatif de l’utilisation de ces fonds a été présenté.

Faux diplômes

De manière individuelle, on accuse M. Beh Mengue d’avoir distrait 76,7-millions de francs en procédant à faugmentation de son salaire sans aucune résolution du conseil d’administration. 11 y a aussi la perception de 76 millions de francs au titre de «fonds de souveraineté». Sur ce grief, le parquet indique que «l’accusation a voulu être souple en prenant en compte certaines pièces justificatives» présentées par l’ex DG. On accuse aussi l’ancien DG d’avoir indûment empoché 16,8 millions de francs au titre d’«indemnité d’ancienneté nouvelle».

Pour l’accusation, l’ex-DG a lui-même fabriqué cette indemnité, «n ne peut que conclure que ces fonds ont servi des intérêts égoïstes», a-t-il dit. M. Beh Mengue avait, selon l’accusation, pris l’habitude de financer les activités du ministère des Postes et Télécommunication, tutelle technique de PART. Selon le parquet, cette pratique qualifiée d’illégale aurait fait perdre 316 millions de francs à l’Etat.

S’agissant de Mme Maryamou et de Mme Marlyse Ngono, elles sont jugées pour de supposées distraction de fonds, respectivement de 95 et 5,2 millions de francs. L’accusation prétend qu’elles ont usé de faux diplômes (BTS et le Baccalauréat) lors de leur recrutement à PART. «La fraude corrompt tout. Point n’est besoin de rechercher qu’il y a contrepartie à leur service. Au départ, elles ont indûment perçu des salaires». Rappelons que M. Beh Mengue et Mme Maryamou sont en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé. Leurs coaccusés sont considérés en fuite.

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