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General News of Friday, 4 December 2020

Source: Actu Cameroun

Système de mi-temps: une pratique qui donne de l’insomnie aux enseignants

L’analyse faite par l’Onaped Remontre que les établissements pratiquant le système de mi-temps rencontrent de nombreuses difficultés et autres conséquences sociales négatives.
L’Onaped qui a pour mission de «promouvoir une réflexion permanente sur le système éducatif et les politiques éducatives, de développer ‘un plaidoyer actif pour une éducation de qualité au profit de la jeunesse camerounaise afin de faire de l’éducation le socle d’un développement humain durable» a mené au courant du mois d’octobre 2020 une recherche-action sur les effets du système de mi-temps sur les activités pédagogiques et ses conséquences sur les plans social et familial.

Cette étude s’est faite parallèlement à une évaluation réalisée par les Conseillers Pédagogiques de la Délégation Départementale des Enseignements Secondaires de la Mifi dont certaines données sont reprises dans le présent rapport. L’échantillon de (‘Organisation Nationale pour la Promotion de l’Éducation et le Développement était- constitué des 13 établissements scolaires publics qui pratiquent partiellement ou intégralement ce système dans le Département de la Mifi. Bien que n’étant pas suffisamment représentatif, cet échantillon permet cependant de faire des projections valides sur le plan régional et national selon l’Onaped.

Le travail fait par cette organisation ressort plus en détails que: l’augmentation du nombre de divisions, aggrave les contraintes structurelles sur les établissements scolaires (infrastructures d’accueil insuffisantes, déficit criant en personnel enseignant et d’encadrement, déficit en tables-bancs); Les recrutements de nouveaux contingents d’élèves dans ces établissements ont accru considérablement des effectifs déjà pléthoriques notamment en 1ère où le taux d’échec au Probatoire .était très élevé en 2019-2020;

L’effet direct induit c’est le sous-effectif qui se creuse dans le privé laïc notamment et même dans certains établissements publics situés en zone rurale (CES de SlNTE, Lycée technique de Tchada, Lycée de Famtchouet…); Les difficultés d’élaboration et de respect des emplois du.temps qui sont faits et refaits depuis le mois de septembre 2020; La réduction des quotas horaires officiels pour des programmes dont lés contenus n’ont pas changé; La couverture qualitative et quantitative de ces programmes est donc fortement compromise.
Que d’impacts négatifs !

Tout ceci ajouté à la suppression de certaines matières des emplois du temps (Langues et cultures nationales, éducation artistique, travaux manuels); Les élèves des classes intermédiaires sont sacrifiés au profit de ceux des classes d’examen. «En effet, 10 établissements sur 13 pratiquent le système de mi-temps même en 6ème, Form 1 et 1ère année. Sans compter les difficultés à gérer les pauses (flux et reflux des élèves entre 12h30 et 13h) Les difficultés d’adaptation des personnels, des élèves et des parents au système de mi-temps;

Nachtigal

L’augmentation du nombre d’heures hebdomadaires de travail du personnel administratif qui est désormais présent au poste de 7h à 17h, voire 18h pour certains; L’étalement des emplois du temps des enseignants sur des ‘plages horaires plus longues; L’augmentation exponentielle du nombre de vacataires. Ce qui induit une régression de là qualité des enseignements désormais dispensés par des non professionnels dont le pourcentage est de 47%», écrit l’Onaped.

Les membres de cette organisation continuent d’énumérer: les ressourcés des APEE sont en conséquence orientées presque en totalité vers la prise en charge . des enseignants vacataires au détriment de l’investissement; Les élèves des établissements fonctionnant en mode mi-temps sont lésés par rapport à ceux qui fréquentent les établissements qui ont conservé un fonctionnement normal. Pire encore, dans le même établissement, fous ,les élèves ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont soumis au système de mi-temps et d’autres pas. Pourtant ils seront tous évalués aux examens nationaux sur les mêmes épreuves et subiront les mêmes concours officiels.

«On assiste donc désormais à un enseignement à plusieurs vitesses. Ce qui est contraire au principe de l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et au droit à l’éducation inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme; Les flâneries d’élèves incontrôlés tout au long de la journée dans les rues rendent impossible le suivi disciplinaire hors des établissements scolaires;

Le relâchement de l’assiduité et de la concentration pendant les cours de l’après-midi; L’oisiveté des élèves qui est à l’origine de nombreuses dérives sociales (délinquance, dépravation des mœurs, détournements de mineurs, grossesses précoces et non désirées, etc). L’on peut imaginer aisément à quelles déviances peuvent se livrer de jeunes adolescents âgés de 12 à 18 ans libres de tout contrôle parental et qui se retrouvent seuls et désœuvrés à la maison ou ailleurs entre 7h30? et 12h ou entré 13h et 17h».

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