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General News of Wednesday, 3 June 2020

Source: cameroonvoice.com

Succession de gré à gré à Etoudi: vers l'élimination physique de Marcel Niat Njifenji


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On dirait une ambiance d’”Apocalypse Now” au Cameroun. La mort rode autour et au sein de la biosphère dirigeante où les puissants “saigneurs” du Cameroun goutent aussi aux délices du grand saut auquel ils n’ont de cesse de pousser les Camerounais depuis quatre décennies.

Si le président de l’Assemblée Nationale, Djibril Cavaye Yeguie, un des plus illustres malades nationaux semble définitivement hors de danger, quoiqu’il ait été soupçonné mi-mars par certains d’avoir chopé le méchant Coronavirus et d’en avoir refilé à profusion dans son entourage, ce n’est pas la grande certitude en ce qui concerne le chef de l’Etat, dont la nouvelle de la mort annoncée avec insistance sur les réseaux sociaux depuis début avril semble prendre le dessus sur les démentis de quelques membres du gouvernement, à la rescousse desquels sont venus dernièrement l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, et le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, François Louceny Fall en se faisant recevoir en “audience” au Palais de l’Unité. Des “audiences” accordées par… « une photo animée » selon les tenants de la thèse de la mort, ou par le président Paul Biya himself, selon ceux qui affirment mordicus qu’il est en vie, et accomplit régulièrement la mission qu’implique sa charge.

Et comme si les Camerounais n’en avaient pas assez de ces incertitudes qui planent sur leur pays et menacent son existence au plus degré, c’est le président du Sénat (2ème plus haute personnalité de l’Etat), Marcel Niat Njifenji, qui est annoncé à l’article de la mort en Europe depuis hier le week-end.

Dans son édition de ce mardi matin, notre confrère “Le Point hebdo” s’est montré très alarmiste à propos : « Evacué eu Europe la semaine dernière par un vol affrété spécialement pour ce déplacement sanitaire et, annoncé pour mort toute la journée de dimanche dernier, le président de la chambre haute du parlement serait dans un état très critique. D’une source à la formation sanitaire Pierre Paul Riquet où il serait interné, l’existence de l’ancien Dg/Sonel ne tiendrait plus qu’à un bout de fil. Une histoire d’heures, de minutes ou de secondes s’il faut croire les déclarations des informateurs de Le Point Hebdo. ».

Notre confrère qui estime le cas «Très compliqué pour la République si cette suite s’avérait fâcheuse », s’interroge par ailleurs : « Est-ce pour cela que depuis hier, pour anticiper, les tractations se feraient déjà officieusement entre les sénateurs, la Présidence de la République et, le Sénat pour lui trouver un successeur ? ».

La crainte est ailleurs !

Cependant, plusieurs heures après cette information, qui a certainement été traitée dans la nuit de lundi, aucune autre nouvelle n’est venue annoncer la mort du président du Sénat. Cela induit-il que notre confrère a été induit en erreur par quelqu’un de très intéressé par la mort imminente et irréversible d’un Marcel Niat Njifenji dont la vie gênerait la réalisation d’un agenda politique malsain ? Autrement dit, l’information en question aurait-elle eu pour but de préparer l’opinion à la mort de celui qui devrait assurer l’intérim du président Biya en cas de constatation régulière de la vacance à la tête de l’Etat, ce qui impliquerait aussi, toutes choses égales par ailleurs, que son assassinat serait en train de se tramer ou serait déjà mis en route ?

Est-ce donc fort de cela que le leader du MRC, présumé véritable vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre 2018, voyant ses compatriotes qui ont spontanément décidé de camper l’infâme rôle d’ennemis de la démocratie, se massacrer pour l’appropriation par l’un des différents clans constitutifs du gang du hold-up électoral du pouvoir qu’ils lui ont chipé par la force brutale, a tiré sur l’alarme lundi en les avisant que le gré à gré était un mode de dévolution du pouvoir inacceptable en démocratie ?

En effet ce qui semble de plus en plus une sonnette d’alarme de Maurice Kamto peut être interprétée en ces termes : « si vous avez trucidé le bénéficiaire officiel de la mascarade qui s’est déroulée du 7 au 25 octobre 2018 (dates de la tenue et de la proclamation des résultats du dernier scrutin présidentiel au Cameroun) ou le séquestrez dans un lieu de votre choix, ne vous avisez pas de penser que vous allez pareillement enjamber la Constitution du Cameroun, en inventant un mode de succession qui s’écarte d’un intérim en bonne et due forme puis de l’organisation de l’élection présidentiel », commentait ce matin, une militante du Rdpc sollicitée par Cameroonvoice, qui s’est montrée inquiète de la tournure des événements qui prête à un véritable jeu de massacre. A l’en croire, « tous les autres sujets abordés par Maurice Kamto dans son discours de la veille participaient d’un habillage pour que seuls les destinataires du message tapis au sein du sérail comprennent le message de fond. Il leur disait tuez qui vous voulez, y compris tous vos amis vice-présidents du sénat, sachez que c’est un président du Sénat qui assumera l’intérim et organisera la prochaine élection ; donc tuez tous les 100 sénateurs titulaires, ensuite tuez tous les 100 suppléants, et d’ici-là, le peuple qui est route pour dire qui de vous et de lui est le véritable souverain, aura eu le temps de vous rattraper et de vous demander des comptes à sa manière ».

Ça craint !

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