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General News of Wednesday, 12 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Succession de Biya: Sismondi Bidjocka 'cuisine' encore Ngoh Ngoh ce mercredi

Sismondi Bidjocka et Ferdinand Ngoh Ngoh Sismondi Bidjocka et Ferdinand Ngoh Ngoh

•Dans son édito, Sismondi relève des incompétences du SGPR

•Il relève les clash qu'il a eus avec des pontes du régime

•L'éditorialiste parle également d'une bataille de leadership au sein de l'élite dirigeante.


Dans un nouvel éditorial dont la version écrite vient d'être publiée sur sa page Facebook, le Directeur Général de RIS FM a encore 'mangé' du Ngoh Ngoh au menu de ce matin. Un menu dont il se délecte depuis quelques semaines, malgré les représailles et les conséquences qu'il subit, notamment les multiples convocations au SED et la suspension par le CNC.

Voici l'éditoriale en intégralité

Une force opérationnelle, appelée task force en anglais, est une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou activité donnée.
Initialement créée dans la marine de guerre des États-Unis, le concept s'est répandu au point d'être à présent utilisé dans beaucoup d'organisations, telles que des entreprises, qui créent des forces opérationnelles pour exécuter des missions temporaires de protection et de surveillance.

Dans le domaine civil, une force opérationnelle désigne un groupe de travail auquel on donne des objectifs précis, souvent à court terme. Par exemple :

• le conseil de direction d'une entreprise faisant face à des problèmes de rentabilité, peut décider de créer une force opérationnelle de plusieurs individus dont l'objectif sera la diminution des coûts de production.

• l'Union européenne faisant face au départ inattendu de l'un de ces États membres (le Royaume-Uni) a mis en place une task force pour en étudier les modalités législatives.

Voilà, c’est assez simple à comprendre comme vocable. Depuis quelque temps, ce terme revient dans l’actualité ; Maintenant qu’on est à peu près tous au même niveau de connaissance, avançons.

La création d'une task force covid alimente est entré dans l’actualité ou si vous voulez, l’animation de l’actualité parce que c’est en ça que la plupart des dirigeants camerounais sont forts, trouver des gros mots pour des petites choses et donner l’illusion qu’on travail bcp. Ici c’est plutôt l’illusion de deux présidents que l’on a, l’un celui qu’on croit être le bon, et l’autre qui s’entraine au bank de touche pour son entrée en jeu brutale, qui va assoir son pouvoir. "L’illusion de deux présidents" au Cameroun. Il a essayé sur Manouda, le jeune ministre a refusé le clash. Le président a gagné. Il fallait aussi essayer avec un grand ministre ; une sorte de djoudjou charismatique. Le choix de Laurent Esso était un mauvais choix grand frère. Le retour était en uppercut dans l’ordre de ce qui restera aux archives de la rédaction administratives.

La récente mise en place d'une "task force" sur le coronavirus dirigée par le secrétaire général de la présidence du Cameroun, suscite une levée de boucliers.

Si officiellement cette structure est censée compléter le dispositif existant pour la lutte contre la pandémie, de nombreux observateurs y voient plutôt l'élévation de M. Ngoh Ngoh comme seul maître à bord.

Jusqu'ici, la gestion de la riposte à la crise liée à la maladie covid-19 était sous l'autorité des services du Premier ministre Joseph Ngute. Mais dans une correspondance datée du 31 mars, M. Ngoh Ngoh prend le relais.

Les détracteurs de M. Ngoh Ngoh mettent en doute ses capacités managériales. Ils avancent comme preuve sa gestion, jugée catastrophique, d’une autre "task force", celle de la Coupe d'Afrique des Nations 2019. Malgré un budget de 1000 milliards de francs CFA, elle n’est pas parvenue à concrétiser à temps les infrastructures destinées au tournoi. La CAN a fini par échapper au pays.

Au-delà de la crise sanitaire, les critiques contre le secrétaire général de la présidence semblent cristalliser la perception croissante que M. Ngoh Ngoh, qui dans l’ordre protocolaire a rang de ministre d’État, est en fait celui qui dirige le Cameroun dans l’ombre en lieu et place du président Biya. Au pouvoir depuis 1982, M. Biya, 88 ans, est de moins en moins vu en public.

La thèse d'une bataille de leadership au sein de l'élite dirigeante au Cameroun est aussi avancée, semblé d’ailleurs la principale motivation de toutes ces batailles.

En attendant , la république trinque, et dans les bureaux, tout le monde se régale tranquillement des ces rounds ; l’histoire est en marche depuis, mais vous n’êtes pas en retard. Ce qui se passe au Cameroun en ce moment doit avoir des témoins. .

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