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xxxxxxxxxxx of Friday, 7 May 2021

Source: camerounweb.com

Succession de Biya: Guibai Gatama ne cache plus les ambitions des 'moutons du Nord'

• Guibai Gatama, leader du « Mouvement 10 millions de Nordistes » dénonce le traitement que réservent les barons du régime Biya aux populations du Grand Nord

•Guibai Gatama rappelle le soutien des populations du Grand Nord au régime Biya lors des différentes échéances électorales.

• Guibai Gatama dit ne pas comprendre la polémique née du fait que ces mêmes populations décident de s’intéresser à l’après Paul Biya.


Le leader du « Mouvement 10 millions de Nordistes » vient une fois de plus d’exprimer sa frustration par rapport au traitement que réservent les barons du régime Biya aux populations du Grand Nord qui, selon lui, lui ont toujours démontré leur fidélité.

Dans une réflexion, notre confrère Guibai Gatama justifie le soutien de ses frères du septentrion au parti au pouvoir lors des différentes échéances électorales par le fait que le vote au Cameroun soit communautaire. Il regrette aussi l’ingratitude des hommes politiques à l’égard de ces populations.
« Tant que cela se passe ainsi, les moutons ne sont ni communautaristes, ni ethno-populistes; ils sont célébrés pour leur loyauté, pour leur sens républicain, pour leur patience. L’évidence est là : ils sont toujours bon dernier de la classe » martèle-t-il.

Le journaliste de « L’œil du Sahel » réaffirme la volonté de ces populations de jouer un rôle prépondérant dans l’après Biya et justifie cette position par la situation actuelle dans laquelle vivent ces dernières.
« Les moutons ont le droit de poursuivre leur marche, en quête de l’herbe fraîche au quartier Etoudi. Ils ont le droit de se préparer politiquement pour l’après-Paul Biya. » -t-il déclaré.

Ci-dessous l’intégralité de la sortie Guibai Gatama

Qui est mouton ? !!

Depuis toujours, les moutons votent. Ils ont voté pour le Président Paul Biya, moyennement en 92, massivement par la suite en 97, 2004, 2011 et 2018. Ils assument pleinement leurs choix. Depuis 1992, des candidats parmi les plus insoupçonnés, sans jamais y avoir véritablement battu campagne et sans en être originaires, ont parfois fait leur meilleur score dans les régions septentrionales; preuve de l’ouverture d’esprit des moutons, preuve de leur attachement à la démocratie républicaine et à la diversité des opinions. Ils sont là où ils se trouvent aujourd’hui, bon dernier de la classe. Ils en portent, bien sûr, une bonne partie de la responsabilité.

Tant que cela se passe ainsi, les moutons ne sont ni communautaristes, ni ethno-populistes; ils sont célébrés pour leur loyauté, pour leur sens républicain, pour leur patience. L’évidence est là : ils sont toujours bon dernier de la classe.

Les moutons sont des électeurs depuis toujours. Les moutons votent depuis toujours, dans le respect de la République. D’où viendrait le problème si les moutons décidaient, aujourd’hui, d’entamer la longue marche vers l’herbe fraîche d’Etoudi dans le cadre de l’après- Paul Biya ? N’est-ce pas les mêmes électeurs d’hier qui afficheraient une nouvelle préférence politique après tant de déceptions ? Sont-ils condamnés à ne voter que comme hier pour être qualifiés de « patriotes », « Républicains » et demeurer les bons derniers de la classe ?

Le vote dans ce pays a toujours été communautaire. La politique dans ce pays a toujours été communautaire (« L’appel de la Lekie, la Motion de soutien de l’Ouest..., les forces vives de l’Est.). Le Sud s’est toujours montré d’une fidélité sans faille au chef de l’Etat. C’est tout à son honneur, et il en tire des bénéfices certains. Est-ce pour autant que Paul Biya ne gouverne qu’avec le Sud ? Non. Ahidjo avait bien sa rampe de lancement au Nord, est-ce pour cette raison qu’il n’a gouverné qu’avec les siens ?

Une communauté, politiquement forte et déterminée, capable de sceller de bonnes alliances, peut atteindre son objectif politique, mais elle ne peut gouverner seule au risque d’imploser la République, notre bien commun.

Les moutons ont le droit de poursuivre leur marche, en quête de l’herbe fraîche au quartier Etoudi. Ils ont le droit de se préparer politiquement pour l’après-Paul Biya. La triste situation des régions septentrionales commande cette démarche, l’ampleur et l’extrême gravité des défis sont telles que sans la possession des clés de son destin à court terme, il n'y a point de salut ! Qui est mouton ?!!

Guibai Gatama

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