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General News of Tuesday, 20 October 2020

Source: www.camerounweb.com

Succession à Etoudi: Franck Biya et ses alliés rêvent d'un scénario à la togolaise

Sur le net, des actions se multiplient pour soutenir le fils de Paul Biya longtemps présenti comme probable successeur de son père très affaibli par l'âge. Le très discret Franck Biya est certainement passé à la vitesse supérieur dans le cadre de sa stratégie de succession.

Plusieurs scénarios ont été envisagé par le jeune Biya, ses soutiens dans le régime et la France qui rêve d'une succession à la togolaise au Cameroun.
Selon nos sources, il est envisagé dans les prochains mois, des réformes qui permettront d'élire un Vice-président du Cameroun. Ce dernier (qui sera Franck Biya), selon la prochaine constitution succédera au président en cas de vacance du pouvoir.

Il est également envisagé de présenter le fils Biya à l'élection présidentielle de 2025, et faire tout pour le faire passer par la force s'il le faut.


Dénonciations



Une vidéo devenue virale sur la toile de l’activiste Kamoua La Panthère il y a quelques mois que sous la houlette de la France, les pontes du régime sont en train de mettre en œuvre des stratégies pour installer Franck Biya, le fils de Paul Biya, à la tête du Cameroun. Ce plan, à en croire l’activiste, sera essentiellement militaire. Il indique que Franck Biya était en Guinée et qu’après les assauts sanglants qui se préparent pour apeurer les populations, il sera installé comme le président de la République du Cameroun.


Des faits révélateurs


Douala, le 14 novembre 2019. Le président camerounais, Paul Biya, lance en grande pompe la construction d’un pont. Mais de la cérémonie, les médias ne retiendront que l’arrivée tardive de Franck Emmanuel Biya – après le président du Sénat et juste avant son père, bouleversant ainsi les sacro-saintes règles du protocole – ainsi que l’extrême déférence des ministres venus le saluer. « Ce n’était qu’une maladresse », dédramatise l’entourage de « Franck ». Il n’empêche : le fait, rarissime, a relancé les conjectures qui prêtent au père le projet de préparer son fils pour lui succéder.

A priori, l’idée paraît saugrenue, d’autant qu’à ce jour peu d’indices l’accréditent. Franck Biya ne semble intéressé ni par la politique ni par les affaires publiques. Son nom n’apparaît nulle part dans l’organigramme officiel de la présidence. Il ne s’est jamais présenté à une élection, fuit les journalistes et n’a jamais donné d’interview. Peu de personnes le connaissent vraiment, d’autant qu’il a conservé le même entourage depuis ses années de lycée, passées dans des établissements catholiques de Yaoundé. Beaucoup moins encore savent la vérité sur les circonstances qui le poussèrent, dans les années 1990, à interrompre ses études universitaires aux États-Unis pour se lancer dans l’exploitation forestière au Cameroun.

Pressenti au gouvernement

Depuis, il a élargi son champ d’activité. Meilleur intermédiaire pour obtenir l’imprimatur présidentiel, il a une influence considérable. On le retrouve donc au cœur de projets impliquant des investisseurs désireux de s’implanter au Cameroun dans le secteur minier, le transport aérien, l’énergie et les télécommunications, mais aussi dans une affaire d’achat d’obligations du Trésor sur laquelle planent des soupçons (jamais confirmés) de délit d’initié. Le jeune homme aurait, depuis, décliné une nomination à la direction du cabinet civil de son père tout en restant, malgré tout, régulièrement pressenti au gouvernement.

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