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General News of Sunday, 1 November 2020

Source: www.camerounweb.com

Sortie officielle du porte-parole du MRC à propos de la crise anglophone

Le porte-parole du MRC, Sostène Medard Lipot vient de publier sur sa page Facebook officielle, une tribune qui donne s position et par ricochet, celle de son parti sur la crise anglophone. Une crise dont l'un des retombées est le massacre des élèves il y a quelques jours à Kumba.
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Le devoir de vérité et de sincérité pour une résolution définitive de la crise anglophone.

Une état, une nation ne sont pas des créations divines mais humaines avec ce que cela peut comporter d'imperfections et appelées à améliorer.
L'existence d'une nation est le résultat d'un ensemble de consensus et de compromis entre ses différentes composantes et parfois avec l'influence des forces exogènes et le cameroun ne déroge pas à cette règle.

Le cameroun aurait pu s'appeler autrement que cameroun et rien n'exclut que ce nom change un jour, de même que ses frontières d'aujourd'hui auraient pu être différentes et pourront changer un jour, tout dépendant des intérêts, des ambitions et de l'environnement du moment. La question anglophone fait partie intégrante de l'histoire de la création de l'état du cameroun, le cameroun d'aujourd'hui ne serait pas ce qu'il est sans cette partie de son histoire et négliger cela est très dangereux pour la consolidation de notre unité en tant que nation.

L'identité d'un homme est le fruit de son environnement et de toutes les influences de celui-ci. Un camerounais né et grandi au Nigeria est différent d'un camerounais né et grandi au cameroun tout comme un beti né et grandi à Kousseri est différent d'un beti né et grandi à Mbalmayo.

Gérer un état c'est mettre en harmonie toutes les différences, les institutions de la république sont comme un orchestre de balafons et ceux qui les incarnent des musiciens qui mettent en harmonie les sons différents des instruments et la moindre fausse note entraîne la dénaturation du son que toute oreille va ressentir et en souffrir. Un orchestre qui ne produit pas un son doucereux, langoureux et captivant est un mauvais orchestre qui va chasser tous les clients du cabaret.

Un proverbe beti dit que "quand les claquements de mains perdent l'harmonie, on arrête et on recommence" ( ngue kop idzobera, be duguen kè). C'est exactement de cela qu'il s'agit en ce qui concerne le problème anglophone. Mettons de côté notre orgueil et notre arrogance, descendons de notre piédestal pour recoller les morceaux, panser les blessures et aider à leur cicatrisation. Il n'y a aucune gloire dans l'échec mais reconnaître son échec est honorable.

Le premier pas vers la résolution de la crise anglophone aujourd'hui est que ceux qui nous gouvernent reconnaissent qu'ils ont échoué et qu'ils demandent pardon aux populations du Nord-ouest et du Sud-ouest meurtries ainsi qu'à tout le peuple camerounais au lieu de se cacher derrière des accusations ridicules contre un parti d'opposition et les organisations de la société civile qui n'assument aucune responsabilité opérationnelle.

Si notre humanité exige que nous condamnons fermement l'horreur que vivent les populations du NOSO, l'honnêteté voudrait que nous établissons les responsabilités, toutes les responsabilités afin de trouver une solution définitive à ce drame qui nous a déjà fait trop de mal.

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