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General News of Friday, 5 June 2020

Source: cameroon-info.net

Sortie du gouvernement sur Wazizi: Denis Nkwebo parle de tissu de mensonges


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Le patron de l'organisme de défense des droits des journalistes au Cameroun a réagi, à travers son compte Twitter, aux déclarations du porte-parole de l'armée, le Colonel Cyrille Serge Atonfack.

Après la lecture, sur les antennes de la Cameroon Radio Television (CRTV) dans la mi-journée du vendredi 5 juin 2020, de la réaction du gouvernement à la suite de la mort du journaliste Samuel Wazizi, la réplique du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) ne s'est pas fait attendre.

Le président du syndicat, Denis Nkwebo, a immédiatement réagi à cette sortie du Chef de la Division de la Communication au Ministère de la Défense et porte-parole de l'armée, le Capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack, à travers son compte Twitter.

«Le communiqué du gouvernement sur la mort de Wazizi est un tissu de mensonges et une ultime provocation. Les journalistes vont prendre leur responsabilité dès cet instant», écrit-il d'emblée. Et d'ajouter: «Wazizi n'a jamais été arrêté au cours d'une opération militaire. Mais il a été appelé au téléphone alors qu'il était dans son lit, pour être mis aux arrêts. Nous l'avons vu au commissariat».

Il va sans dire que l'affaire Samuel Wazizi va de nouveau crisper les rapports entre la presse, privée en l’occurrence, et le pouvoir de Yaoundé. Le syndicat avait donné 48 heures au gouvernement pour faire la lumière sur les circonstances de la mort du présentateur de Chillen Media Television, et ses explications sont complètement remises en doute.

Il faut préciser que les forces de défense et de sécurité camerounaises sont de nouveau accusées d'être à l'origine de la disparition de notre confrère. Selon le porte-parole de l'armée, il est décédé le 17 août 2019 «des suites d’une sepsis sévère. Il est donc clairement décédé des suites d’une sepsis sévère et non pas d’un quelconque acte de torture ou sévisse corporel», affirme le colonel Cyrile Atonfack.

Aussi, le gouvernement lui déni sa qualité de journaliste et indique qu'il était logisticien à la solde des groupes armés séparatistes dans la région Sud-Ouest.

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