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General News of Wednesday, 5 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Simon Pierre Ediba désigné Directeur général par intérim de l’Autorité portuaire nationale

L’actuel maire d’Obala remplace ainsi José Youmba décédé le 28 avril 2021 L’actuel maire d’Obala remplace ainsi José Youmba décédé le 28 avril 2021

La rédaction de camerounweb vient d’apprendre la désignation de Simon Pierre Ediba comme directeur général par intérim de l’Autorité portuaire nationale (APN).

C’est à la suite d’un Conseil d’administration houleux, présidé par le PCA de la structure, Gounoko Haounaye. L’actuel maire d’Obala remplace ainsi José Youmba décédé le 28 avril 2021 au centre spécialisé de prise en charge de Covid19 de Orca à Yaoundé.

Il faut rappeler qu’avant sa désignation, Simon Pierre Ediba occupait le poste de chef de la division des études, de la planification et du développement portuaire (DEPDP) à l’APN.

Dans un entretien accordé à nos confrères de cameroonvoice, le maire de la commune d’Obala a fait l’état des lieux des réalisations antérieures, des projets en cours, du vivre ensemble, et est revenu sur la malencontreuse erreur, corrigée qui s’était glissé dans la ventilation des postes d’adjoints entre deux listes concurrentes ayant conduit au contentieux.

Après la tempête qui a suivi votre élection, êtes-vous satisfait ?

C’est une élection qui s’est régulièrement passée comme toutes les élections. Sous fond de tension je vous corrige tout de suite en disant « non ». Nous sommes sereins. Une élection reste toujours une élection, et il y’a des enjeux même si on appartient à une même formation politique. Pour ce qui est de l’exécutif communal, vous avez 41 conseillés, et il faut en choisir 5 pour former l’exécutif communal. Du coup, il y’a des enjeux, et pour le cas d’Obala, pour restituer les faits, une erreur s’était glissée dans la ventilation des postes d’adjoints entre deux listes concurrentes, et cette erreur a été corrigée. Seulement, ceux qui estimaient avoir été lésé sont allé devant les tribunaux, et aujourd’hui après l’arrêt de la cour suprême, tout est revenu dans l’ordre parce qu’a ce niveau, on a estimé que la requête était irrecevable. C’est dire comme partout ailleurs qu’il il peut avoir des remous dûs aux enjeux, mais nous avons eu suffisamment de temps après ces élections de nous remettre et donc d’imposer la sérénité au sein du groupe.

Le travail continu donc

En tant qu’élu et comme chef de cet exécutif, j’ai l’obligation et le devoir d’imposer la sérénité et d’amener tout le monde dans la maison pour que nous regardions dans la même direction. Donc pas de problème majeur. Le travail a commencé et va se poursuivre solennellement avec l’exécutif qui a été présenté aux populations. Il n’ya plus d’erreur à commettre. Il n’ya plus de délais de grâce. Il faut que le travail se fasse, et que les attentes des populations soient comblées. Que les attentes de l’exécutif qui a mis en œuvre ce processus soit comblé. Nous nous sommes déjà retrouvé, et avons engagés un certain nombre d’actions qui vont nous permettre de réaliser des projets au profit du développement de notre localité, et avec en esprit d’améliorer les conditions de vie et le cadre des populations.

Quelles sont les bons points que vous avez marqués en termes d’amélioration des conditions de vie des populations et quel agenda à court terme ?

Ce n’est pas le moment du bilan. Il est apprécié par les populations elles-mêmes, et nous sortons d’une élection ou ce bilan a été apprécié. Ce bilan est graduel et doit se poursuivre. Nous sommes un pays en construction, dans une commune en construction. Nous avons fait tellement de choses avec les populations. Obala a un grand marché qui ravitaille Yaoundé et autres localité environnantes. Vous avez la voirie qui a été amorcée et qui présente un visage beaucoup plus reluisant qu’à notre arrivée en 2007. Les structures comme le centre de documentation et d’informations qui est unique au Cameroun fait la fierté de notre ville. La salle des fêtes affiche fière allure. Vous avez un centre de formation, une bibliothèque et bien d’autres structures. Les réalisations au niveau rural sont grandioses. Vous avez le désenclavement des bassins de production, l’extension de l’électrification villageoise, des investissements dans l’hydraulique, des apports considérable en eau potable. Figurez-vous, Obala c’est 100 villages, et vous ne saurez réaliser toutes ces choses en un jour. Nous n’avons que fait cela compte tenu des moyens disponibles. Le maire n’inventera pas les moyens ou les ressources, car il fait avec des ressources disponibles, même si son esprit et son inventivité doit l’amener a créer. Chose qui n’est pas toujours évidente. Donc beaucoup a été fait et beaucoup reste à faire .Il faut d’avantage aménager la voirie urbaine, car en 2007 nous étions environ 5000 habitants, et aujourd’hui nous sommes 50.000.

Aussi, il faut d’avantage l’aménager pour accueillir ce monde. D’autres infrastructures comme le complexe multisport sont une réalité. Le stade municipal est en cours de réhabilitation, avec une première phase achevée, et attend le financement pour la deuxième phase. Vous avez une très grande gare routière moderne en construction pour d’avantage rentabilisé l’activité des transports qui est l’une des principales activités de notre commune. Il est donc question de sécuriser les recettes qui sont issues de cette activité et renforcer les capacités de la commune pour avoir des ressources propres pour financer son développement. Autre chose, ce sont des centres de santé qui ont été construits, des écoles ont été réhabilitées, mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut continuer cette œuvre car notre commune se positionne désormais comme l’une des plus grandes communes de la région du centre, et l’une des premières du département de la Lekié. Il faut maintenir le cap et réaliser des choses qui feront que la vie change et que les populations se sentent à l’aise et donc faire de cette ville, de cette commune une destination connue.

La ville fait face à l’élargissement de la capitale politique Yaoundé, créant des litiges fonciers avec des allogènes, menaçant ainsi la protection des minorités. Quel est votre regard face à cette situation ?

Je vous arrête tout de suite car nous ne connaissons pas le vocable allogène à Obala. Obala est le laboratoire du vivre ensemble et c’est de cela qu’Obala tient sa force. Il y’a tellement de diversité qui a renforcé la richesse de notre commune depuis de décennies. Elle accueille les fils et filles qui viennent de toutes les destinations du Cameroun. Aussi, on ne peut pas arrêter la roue du développement. Yaoundé devrait forcément s’étendre comme vous le constatez. Ce n’est pas un phénomène à combattre, au contraire le développement de Yaoundé peut avoir des retombées sur notre commune qui est périphérique à la ceinture de Yaoundé.

Ce que nous souhaitons tout simplement c’est que ce Développement ait des retombées positives dans le développement de notre localité. C’est à dire quand les projets sont pensés à Yaoundé, qu’on tienne compte d’Obala, car elle peut bénéficier de la délocalisation de certaines usines de Yaoundé et devenir une zone industrielle. Obala peut bénéficier des projets de logements sociaux qui pourront permettre à cette ville d’accueillir d’avantage les populations dans les bonnes conditions. Le problème foncier dont vous évoquez ne concerne pas seulement la ville d’Obala. C’est un problème national. Nous avons toujours pensé qu’il est bon de faire une réforme foncière pour instaurer l’équité dans la distribution des terres, et que les ventes sauvages et irrégulières de terrain s’arrêtent. Nous ne connaissons pas d’allogènes. Nous ne connaissons que des camerounais qui habitent notre localité, et sur ce plan, nous encourageons d’ailleurs ceux qui veulent investir à Obala. Il n’aya d’ailleurs pas que des Mvog Ada et des Tsoung Mballa à Yaoundé, mais tout le Cameroun. C’est pour cela que nous voulons qu’Obala ait sa place sur l’échiquier national et qu’il soit l’un des repères et destination couru par tous les camerounais et pourquoi pas par les touristes étrangers qui foulent le sol du Cameroun.

Que répondez-vous à ceux qui disent que c’est un mandat de trop pourtant vous avez une fonction assez aisée au niveau de l’APN ?

Ceux qui parlent ainsi sont ceux qui ne veulent pas reconnaitre le pouvoir qui appartient au peuple. Ce sont les populations qui vous choisissent. Je n’ai pas été nommé maire d’Obala. Les populations se sont dit : on a commencé un travail et il faut le poursuivre .Je ne sais pas quel est le procès qu’on fera à quelqu’un qui est un élu, sauf si on ne veut pas reconnaitre à la base son pouvoir .Je suis un élu de la base qui m’a passé une partie de son pouvoir pour superviser et coordonner les activités de développement au sein de la commune. Ceux qui pensent que c’est un mandat de trop sont ceux-là qui prétendent faire comme nous, à savoir bénéficier de la confiance de la population. Mais cela ne se fait pas dans des déclarations outrancières, cela ne se fait pas dans des commentaires qui n’ont rien à voir avec la démocratie. J’invite donc ceux-là à se joindre à nous, car ce n’est pas l’affaire d’un homme seul. C’est une affaire de tous, et donc ceux qui disent que c’est un mandat de trop devraient réviser leur langage et plutôt souhaiter que le maire soit attentif à toutes les propositions et contributions, et qu’il rassemble pour le bien de notre localité.

Quels conseils à ceux qui prônent l’incivisme fiscal ?

Quand je dis, mettons la main pour aller vers le développement, c’est pour dire que la contribution de tous contribution est attendue .Ceux qui prônent l’incivisme fiscal luttent contre le développement. Donc chacun doit revenir autour de la table et apporter sa contribution. Celui qui doit payer les droits de marché, qu’il les paye, pareil à celui qui doit s’acquitter de l’impôt libératoire, et bien d’autres droits et taxes. C’est ça qui permet au maire qui est le bâtisseur d’avoir les forces suffisantes pour les interventions qui sont attendues au sein de la population.

Quel est votre dernier message à l’endroit de vos populations ?

Le message ne changera pas. C’est celui de la cohésion, du vivre ensemble, car c’est cela qui vous donne la force de réaliser les grandes choses. C’est celui de regarder dans la même direction, et de continuer à soutenir la politique du président Paul Biya qui est une politique éclairée, qui met au centre de ses préoccupation l’homme et son développement social, économique, bref l’émergence. Donc suivons le président Paul Biya car c’est un modèle, apportons lui tout notre soutiens pour sa politique et associons nous à l’œuvre locale dans chacune de nos localités pour que nos espaces de vie deviennent des espaces où il fait bon vivre et non des espaces où l’on trouve des difficultés, la misère et la pauvreté.

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