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General News of Wednesday, 16 September 2020

Source: Actu Cameroun

Shanda Tonme : ' quand j’entends Paul Biya doit partir, je m’insurge'

' Quand j’entends Paul Biya doit partir, je m’insurge' ' Quand j’entends Paul Biya doit partir, je m’insurge'

Le président du Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation le Pr Shanda Tonme, affirme que le slogan Paul Biya doit partir sonne comme un discours importé dans un contexte autre que le nôtre.Dans une tribune publiée le 15 septembre 2020, le Pr Shanda Tonme désapprouve les slogans qui appellent au départ du Chef de l’Etat Paul Biya. Il indique d’entrée de jeu, que ce type de slogan tout le temps répété est en fait un discours importé d’un contexte différent de celui du Cameroun. Pour l’homme politique, le Président de la République est à la tête du pays par mérite. Il a pris le pouvoir dans la paix et a été reconnu comme un serviteur entre autres intègre par Ahmadou Ahidjo le premier Président du Cameroun, qui dit-il, savait qu’il était la personne capable de préserver ce qui est cher à une nation, une République. 

Le président du Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation Shanda Tonme affirme que ceux qui appellent au départ de Paul Biya sont «des esprits simplistes et simples à les suivre dans ces envolées totalement et absolument contraires au bon sens et aux vérités historiques, sociales et politiques sur l’homme, rendent un très mauvais service à notre pays, aux jeunes générations et même à eux-mêmes». 

Retrouvez ci-dessous quelques morceaux choisis de la tribune du Pr Shanda Tonme4- Si quelques étrangers peuvent prétendre ne pas le savoir, nous autres Compatriotes, n’avons pas le droit de cacher la vérité à nos enfants, encore moins de la traiter avec distorsions et méprises. Quand j’entends PAUL BIYA doit partir, répété avec un ton qui frise l’importation des discours entendus dans un autre contexte et sous d’autres cieux, je m’insurge vertement et avec raison. En effet notre président n’est pas comparable à un autre et ne devrait pas être présenté sous aucun autre ciel, tant il a accédé au pouvoir dans la paix, pour et par le mérite, pour ce qu’il était comme serviteur honnête et loyal de nos institutions et collaborateur intègre de son patron. Pour ceux qui ont connu et compris le premier président du pays, SE. El Hadj Hamadou Ahidjo, c’était le choix pour le Cameroun, pour la préservation de ce qui est cher et très cher dans la vie d’une nation, d’un pays, d’un Etat, d’une république. On ne peut donc pas, et rien ne le permet ni ne le justifierait pas plus maintenant que plus tard, parler de Paul Biya comme d’un homme qui a usurpé le pouvoir, ou qui y aurait accédé par des voies impropres, inappropriées, contestables, immorales ou morbides. Rendu à cet âge, par la seule grâce divine, il a droit au respect, et chez nous en Afrique, cela s’impose sous peine de la malédiction suprême pour ceux qui auraient tendance à l’oublier.

5 – Ceux qui véhiculent ce discours, et excitent des esprits simplistes et simples à les suivre dans ces envolées totalement et absolument contraires au bon sens et aux vérités historiques, sociales et politiques sur l’homme, rendent un très mauvais service à notre pays, aux jeunes générations et même à eux-mêmes.

A lire aussiDroit de transit du Pipeline Tchad-Cameroun : des compagnies ont procédé à 50 enlèvements d’une quantité de 47,26 millions de barils au terminal Komé-Kribi (KK1)6 – Le Président n’est certes pas parfait, mais nous devons reconnaître son caractère honnête, intègre et loyal dans le genre de haut commis de l’Etat et de citoyen responsable et réservé qu’il a été et demeure. Peut-être que c’est le genre de peuple que nous sommes qui est encore plus le problème de notre pays, que le genre de personne et de président qu’il est. Chacun devrait aller méditer intérieurement et interroger profondément sa conscience.

7 – Dites-moi donc qu’en tant que président, il y a des choses à lui reprocher, un bilan à ausculter et à débattre, et là, je dirai oui, mais pas dans le ton, les méthodes, les affirmations et les invectives que certains déversent à longueur de journée dans les réseaux sociaux. Le premier président du pays, visionnaire, conservateur et homme d’Etat d’exception qu’il fut, nous a peut-être épargné de moult drames en portant son choix sur Paul Biya. Il ne nous appartient pas de sonder le destin rétrospectivement ni d’interroger les choix du seigneur, mais croisons les doigts en signe d’acclamation pour ce qui est, et ce qui se présente.

A lire aussiCameroun: Deux civils tués par Boko Haram dans l'Extrême-NordAcceptons d’assumer collectivement le destin d’hier et celui d’aujourd’hui, pour mieux concevoir et préparer celui de demain. Nous pouvons nous donner la main, nous rassembler, nous unir pour débattre dans la convivialité et travailler pour des lendemains meilleurs, sans toutefois déployer ni développer des instincts inutiles de confrontations. Nous sommes du reste individuellement et collectivement responsables de l’état des lieux de notre pays, que nous soyons sur place ou expatriés. Le petit doigt en l’air en signe de virginité est impossible.

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