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General News of Friday, 26 June 2020

Source: cameroonvoice.com

Serail: voici comment Paul Biya a chassé de l'Université de Buea le Dr. Sango Ndeh


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La Présomption de… culpabilité est de plus en plus une spécificité camerounaise, pays où la foule est autorisée de facto à lyncher à mort de présumés voleurs.

Donné pour mort depuis début fin mars-début avril par des sources que les démentis gouvernementaux et autres mises en scène vidéographiques d’audiences n’ont pas réussi à battre en brèche, le président camerounais, Paul Biya(?), a signé lundi, 22 juin, un Décret chassant définitivement du corps des enseignants du supérieur, l’enseignant Dr. Sango Martin Ndeh, syndicaliste et Vice-président de la plus importante organisation corporatiste des enseignants d’université au Cameroun, le SYNES (Syndicat National des Enseignants du Supérieur).

A en croire les explications données dans le décret N°2020/317 du 22 juin 2020 portant révocation du Dr. Sango Martin Ndeh du Corps des personnels de l’Enseignement Supérieur, les motivations du chef de l’Etat tiendraient d’une faute extrêmement lourde rapportée au “chef de l’Etat” par son ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, à savoir que le Dr. Sango est coupable de «tentative d’obstruction au déroulement harmonieux des examens de rattrapage organisés dans ladite faculté durant l’année académique 2018/2019 et récidive dans les agissements de nature à empêcher le fonctionnement normal et régulier de l’institution universitaire».

Mais si on ne discute pas les actes du chef de l’Etat, il semble que l’enseignant ainsi sanctionné ait plutôt été la victime d’une cabale sans nom conduite par le patron de l’enseignement supérieur, à en croire la genèse de ses tribulations qu’il a confiée à nos confrères de Cameroun Info : «C’est une affaire qui remonte à 2019, durant les examens. Les combattants séparatistes avaient imposé des “villes mortes”. Là où j’habite, il règne un climat d’insécurité, et je ne pouvais pas me rendre à l’université pour les examens. J’étais enfermé chez-moi à cause de cette situation».

Ces explications, il les a données aux autorités compétentes, notamment le Conseil de discipline de l’Université de Buea (Sud-ouest), qui a planché sur son cas le 25 mars 2020, mais qui est resté sourd, s’étant déjà fait à l’idée que l’universitaire est un soutien des sécessionnistes anglophones.

Après la décision du président Paul Biya(?) l’enseignant résigné et abattu croit les carottes cuites pour lui compte tenu des antécédents cachés de la chasse aux sorcières ourdie contre sa personne : «Je n’ai rien à faire. Je ne peux pas me battre contre ce système. Le problème, c’est qu’ils m’accusent depuis quelque temps de supporter les séparatistes», confie-t-il, abattu, à nos confrères.

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