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General News of Wednesday, 24 February 2021

Source: www.camerounweb.com

Serail: comment Päul Biya divise son parti le RPDC

Très contreversé, Paul Biya est le sujet principal de plusieurs informations présentant le Lions de Mvomeka'a comme celui qui tire sa longévité dans une technique: celle du divisé pour mieux règner. C'est le cas en 2004 où Paul Biya est accusé d'alimenter la guerre au sein son parti.

Voici les faits rapportés par nos confrères du Messager

« Paul Biya pratique la mise en conflit permanente des cadres de haut niveau, estime un juriste. La concurrence entre ministres et conseillers crée une insécurité qui empêche l’émergence d’un dauphin », selon le Messager n°1735 du mardi 19 octobre 2004. Cette mise en conflit permanente est aussi rapportée par Xavier Luc Deutchoua, dans « Rdpc, l’empire éclatée ». On se souvient toujours qu’un vendredi 7 juillet de la même année, sur les antennes de la radio nationale, le Secrétaire général (Sg) adjoint du Rdpc, Grégoire Owona, parlant sous le contrôle du président national de ce parti, révélait que le Congrès se tiendrait en une date qu’il ignorait manifestement. Quelques heures après, ce même jour, sur les mêmes ondes, par un communiqué, le Sg, Charles Doumba décédé le 5 mars 2017, venait « corriger », au nom du même Paul Biya, l’information donnée à son adjoint.

En juillet 2004, la presse révèle qu’il confiait séparément à chacun des deux responsables la mission sécrète de préparer les dossiers d’un éventuel congrès. A l’occasion de la présidentielle d’octobre 2004, Paul Biya consacrait la division en remettant la gestion de sa campagne entre les mains de Grégoire Owona et de Jean Marie Atangana Mebara. Ce tandem avait alors savouré sa victoire, poussant le mépris pour Joseph Charles Doumba, jusqu’à délocaliser le quartier général de la campagne, généralement basé au siège du parti. Par la suite, Charles Doumba retrouvera la grâce auprès du Prince. Dire que ce retour en grâce est un coup de poignard dans le cœur de ses adversaires, est un euphémisme. Il se rapporte aussi qu’à l’Ouest du pays, Niat Njifendi Marcel, l’actuel président du Senat, ne s’entendait jamais avec Tchouta Moussa, décédé en novembre 2005, un autre dignitaire du parti dans la région. Les deux hommes avaient cultivé une inimitié caricaturale qui s’exprimait parfois dans les cérémonies de funérailles auxquelles ils assistaient dans leur village.

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