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General News of Thursday, 20 August 2020

Source: Actu Cameroun

Scrutins de février 2020 : le RDPC veut sanctionner les militants qui ont violé les consignes de vote

C’est le but de la tenue de la Commission de discipline ad hoc du 24 au 31 août prochain.
Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) ne badine pas son règlement intérieur. Le parti au pouvoir veut sanctionner les personnes qui n’ont pas voulu suivre les consignes lors des élections législatives et municipales de février 2020. Bien qu’il a remporté la majorité des sièges lors de ce double scrutin : 152 députés sur 180 et plus de 316 communes sur les 360 que compte le Cameroun.

Connaître des cas d’indiscipline
Le secrétaire général du Comité central du parti des flammes, dans un communiqué signé le 18 août, annonce la tenue de la Commission de discipline ad hoc. Prévue du 24 au 31 août, cette rencontre est « chargée de connaître des cas d’indiscipline relevés lors des élections législatives et municipales du 09 février 2020 ».


Cette commission, précise Jean Nkueté, a été « réactivée » le 16 mars 2020. Au sein du RDPC, les candidats aux mandats de député, maire ou conseiller municipal sont souvent investis « en relation avec la base des candidats. »



Cette confiscation du Comité central sur le choix des candidats contrecarre parfois les ambitions des militants à la base. Car elle entraine l’arrivée des figures moins connues ou impopulaires dans les listes de candidats à investir.

Des militants contrariés
Certains militants du RDPC, qui candidats jugent avoir la confiance de la base mais pas l’aval de la hiérarchie du parti, n’hésitent pas, des fois, à s’opposer aux mots d’ordre.

Souvenons-nous. Dans le souci de départager les différents candidats en lice pour le double scrutin, le Rdpc avait tenu à définir les règles du jeu des investitures. La première précisait les modalités d’investitures des députés à l’Assemblée nationale.


Tandis que la seconde pour sa part en fixait les règles pour ce qui est des candidats au poste de conseiller municipal. Mais dans l’ensemble, il ressortait une volonté réelle de renouvellement de la classe politique.

Sur le terrain, certains présidents de commission vont fouler aux pieds les directives du Président national. Les cadres du parti de Paul Biya se déchirent et étalent leurs désaccords. Dans la section RDPC Lom et Djerem Ouest 1 par exemple, la commission chargée de superviser les investitures pour les élections municipales à Diang a été incapable de départager les candidats des cinq listes en compétition.

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