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General News of Thursday, 20 August 2020

Source: hurinews.com

Scandale: près de 200 ex-combattants ambazoniens exécutés sommairement

D’après une source proche des Centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion qui a contacté aussi bien hurinews.com que Baretanews,blog d’un activiste anglophone pro-indépendance, les combattants exécutés refusaient de participer à des opérations secrètes d’assassinats de civils, lesquels assassinats sont mis à l’actif des séparatistes armés. Mais d’après les autorités gouvernementales, ces combattants ont plutôt fui la misère rampante dans ces centres de DDR de Bamenda et de Buea.

D’après une source digne de foi au sein des centres de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de Bamenda et de Buea qui a contacté hurinews.com, plus de 200 ex-combattants ont été exécutés sommairement sur instructions du pouvoir de Yaoundé, confie la source qui a requis l’anonymat.

L’information est confirmée par Baretanews Africa, le blog de Mark Bareta, activiste anglophone pro-indépendance basé en Belgique. D’après le web-journal contacté par une autre source proche de ces centres DDR, les autorités camerounaises qui se sont confiées à la radio La Voix de l’Amerique ont plutôt parlé de 130 cas de désertions pour des raisons alimentaires : « les centres de DDR sont gardés par des soldats du BIR (Bataillon d’intervention rapide, unité spéciale de l’armée camerounaise, ndlr). Comment ces enfants ont-ils fait pour s’en fuir », souligne Baretanews Africa.

Milices gouvernementales

Créés le 30 novembre 2018 par le président camerounais Paul Biya pour recueillir les combattants indépendantistes ayant accepté de déposer leurs armes, les centres DDR s’affirment au fil des jours comme des réservoirs de milices pour le pouvoir de Yaoundé dans des missions secrètes. La récente décapitation de la jeune Comfort Tumasang à Muyuka a révélé l’implication de deux pensionnaires du centre de DDR de Buea. Selon une coalition d’une trentaine d’ONG camerounaises, un ex-combattant du centre de DDR de Bamenda au nom de Marcel Nfor, alias « Bullet » est impliqué dans le massacre le 14 février dernier de jeunes enfants et de femmes à Ngarbuh, au nord-ouest anglophone.

De sources bien informées, ces centres recueillent en grande majorité des désœuvrés, des prisonniers, bref des jeunes gens n’ayant jamais combattu contre les soldats camerounais dans le cadre de cette guerre d’indépendance. Depuis décembre 2017, la crise anglophone qui a commencé par des manifestations pacifiques dès octobre 2016 est entrée dans une phase armée. Pendant que le gouvernement camerounais estime que la République du Cameroun (y compris celui anglophone) est une et indivisible, les combattants indépendantistes exigent le respect de la souveraineté de leur territoire le Southern Cameroons dont l’indépendance a été accordée par l’ONU et fixée au 1er octobre 1961.

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