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General News of Wednesday, 29 July 2020

Source: Actu Cameroun

Scandale à l’ambassade du Cameroun en France : rebondissement dans l’affaire de la résidence de ST-Maur-des fossés

La résidence de St-Maur-des fossés La résidence de St-Maur-des fossés


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A la faveur de la récente nomination d’André Magnus Ekoumou comme ambassadeur à Paris, de nombreuses pressions sont mises à contribution pour pousser le nouveau chef de la mission diplomatique camerounaise à occuper cette résidence aux forts soupçons de surfacturation et de retro commissions.

Depuis la nomination du nouvel ambassadeur du Cameroun en France, André Magnus Ekoumou le 30 juin 2020, sur place à Yaoundé comme à Paris en France, des groupes de pression se sont constitués pour pousser le nouveau chef de la mission diplomatique à occuper la résidence du 52 rue Albert 1 dans la petite ville de Saint-Maur-des Fossés.

Un domaine pourtant toujours querellé et jamais occuper par les deux successeurs de l’actuel ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella. C’est dans cette mouvance qu’une «action citoyenne», initiée par Abdelaziz Moundé Njimban, ancien consultant à l’ambassade du Cameroun en France, aujourd’hui coordinateur de la Maison des Camerounais de France/Centre franco-camerounais (Mcf/Cfc).

Abdelaziz Moundé dit dénoncer les manigances qui entourent cette demeure avec la nomination des ambassadeurs. «L’ambassadeur Magnus Ekoumou qui a été le collaborateur à Etoundi de qui on sait, et qui va recevoir de l’argent comme Alfred Nguini, 350 millions, de M. Mvondo Ayolo, pour venir lui aussi louer des appartements pour lui et ses compagnes. Nous disons ce que nous avons toujours affirmé, le 52 Avenue Albert 1er c’est chez nous.

Et il faudrait qu’on nous dise ce » qu’on en fait. En attendant, nous disons que la famille Célestin Mfoula, cousin de M. Ayolo doit sortir de cette maison», écrit-il. C’est ainsi qu’il a mobilisé, le 13 juillet dernier, quelques dizaines de Camerounais de France, mais aussi d’Italie, d’Allemagne et de Belgique, pour manifester devant le 52 Avenue Albert 1er.

Mauvaise foi

Il s’agissait pour eux de «réclamer le délogement des occupants illégaux de. la résidence de l’Am-bassadeur du. Cameroun en France et la restitution des locaux aux citoyens Camerounais dont certains sont sans logement». M Moundé ajoute: «La recension que nous avons faite des biens meubles et immeubles appartenant à l’Etat du Cameroun ou loués par ce même Etat, indique qu’ils sont nombreux. Nous allons donc nous rendre sur chacun des lieux abritant ces biens pour demander qu’ils soient restitués au peuple camerounais».

Ce que des sources à Yaoundé et Paris qualifient de mauvaise foi de Moundé. Les tenants de cette thèse, mettent en avant, le fait que d’octobre 2015 au 30 octobre 2017 (représentant le départ de Paris du ministre Mbella Mbella et l’entrée en fonction du ministre Mvondo Ayolo comme ambassadeur du Cameroun en France) un certain David Moukala, beau-fils de M. Mbella Mbella, occupait cette résidence.

«Aucune action citoyenne n’a été menée pendant toute la vacance du poste d’ambassadeur à Paris, plus deux ans». Pendant ces deux années, le percepteur paiera toutes les charges y relatives. «Il ira même jusqu’à fermer les yeux sur un bien curieux tour de passe-passe. En effet Moukala se fera payer le dessouchage d’un arbre à plusieurs milliers d’euros. Selon une source à la mairie de St-Maur, le prix pour cette besogne varierait entre 60 et 100 euros l’heure.

Moukala quittera St-Maur de son plein gré et remettra les clés au percepteur, au mépris des usages élémentaires (inventaire confié aux bons offices d’un huissier de la placé). Malgré cette entorse, l’ambassadeur Samuel Mvondo Ayolo laissera courir car conséquent avec lui-même. Pour eux, il s’agit d’une fixation obsessionnelle sur l’ancien ambassadeur devenu directeur du cabinet civil.

Monomanie hystérique

Un diplomate qui suit ce dossier à Yaoundé parle d’une «campagne tendant à écorner l’image du ministre directeur du cabinet civil. Il s’agit du parfait exemple de cette monomanie hystérique. La raison de cette hystérie monomaniaque n’est rien d’autre que les sueurs froides que déclenche le survol du tristement célèbre rapace de lutte contre la corruption au-dessus de leurs têtes.

L’Opération épervier serait intéressée par le processus de l’acquisition par l’Etat du Cameroun en 2008 d’une propriété à la Varenne. D’où la fixation à dessein sur l’occupation de St deuxième preuve de la -Maur par Célestin Mfoula, alors que l’Etat du Cameroun ne possède pas moins de 25 propriétés immobilières en îles de France (Neuilly-sur-Seine, St-Cloud, Alésia, Desnouette dans le 15e, Longchamps, Issy-les-Moulineaux etc.)»


Une source au ministère des Relations extérieures indique, d’ailleurs que le dossier d’Alesia est actuellement sur la table du chef de ce département. Il s’agirait de l’occupation abusive de la famille de Mr Sangale, rentré à la centrale depuis bientôt deux ans. «Comme on le voit, ces dénonciations sélectives confortent les observateurs sur l’idée d’une chasse aux sorcières», relève cette source sous anonymat.

Car, de forts soupçons de surfacturations et autres rétro commissions pèsent sur les principaux acteurs de cette transaction opaque. On cite deux dames gratifiées de deux appartements achetés au Camp Sic Tsinga à Yaoundé. En tout cas, une pro-forma d’un milliard six cents millions de Fcfa adressée par une société pour les travaux de remise en état de cette résidence, a été retrouvée sur la table de l’ambassadeur du Cameroun en France en 2015. Une mission d’enquête de la Conac conduite par le ministre Garga, va constater les faits.

Située à deux heures de Paris, la résidence du 52 rue Albert 1 dans la petite ville de Saint-Maur-des Fossés, est construite dans une zone marécageuse, le sous-sol serait toujours inondé. Elle présenterait de nombreux désordres. Par ailleurs, les services techniques de la mairie de cette bourgade, appelés pour éclairage, révèlent très embarrassés l’aspect insalubre et les réserves émises en matière de sécurité par le Quai d’Orsay.

En effet, pour assurer la sécurité des édifices diplomatiques, il leur est suggéré des arrondissements huppés (8e et 16e). Raison pour laquelle avant sa promotion comme directeur du cabinet civil de la présidence de la République, le 02 mars 2018, Samuel Mvondo Ayolo, alors ambassadeur du Cameroun en France, avait opté pour une résidence provisoire. Un pavillon au 63, rue Michel Ange dans le 16e arrondissement.

Alfred Nguni avait préféré loger à la résidence provisoire du 6 rue Arsene Houssaye dans le 8e arrondissement de Paris. En attendant qu’éventuellement la justice se penche sur ce cas, il faudrait très sérieusement envisager la vente de cette résidence aux allures d’un tonneau des Danaïdes.

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