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General News of Friday, 24 January 2020

Source: http://cm.afri-pulse.net

Scandale d'Ayos: les autorités donnent raison au sous-préfet

C’est le délégué régional des Enseignements secondaires qui a tranché sur cette affaire qui défraie la chronique depuis deux jours au Cameroun.
Après s’être rendu sur les lieux des faits, le représentant du Ministère de l’Enseignement secondaire a déclaré que c’est le professeur qui a eu un comportement blâmable, et que Madame la sous-préfet, était dans son droit en ripostant face au manque de respect de l’enseignement.

Le contentieux opposant le professeur de philosophie du Lycée Bilingue d’Ayos et le sous-préfet Mme Sandrine Mbey, divise l’opinion publique.
Pour rappel, l’autorité territoriale, s’étant fixé pour mission de débusquer tous les lycéens délinquants dans la localité, a fait irruption dans une salle de classe de terminale, pendant que les élèves passaient un examen en philosophie.

Le sous-préfet a ainsi ordonné aux élèves de venir se faire fouiller par les éléments de la police qui l’accompagnaient.
C’est à cet instant que le professeur qui surveillait la classe, priera l’autorité de laisser les écoliers se concentrer et de finir leur devoir avant d’être soumis à ces fouilles.

Irritée par le refus que lui a opposé l’enseignant, le sous-préfet lui assénera une gifle devant ses élèves et demandera aux forces de l’ordre de la placer en garde-à-vue.
Une affaire qui a révolté le corps professoral et une bonne frange des observateurs, qui ont crié à l’abus de pouvoir et réclamé justice pour l’enseignant humilié.

Toutefois, pour le délégué régional des Enseignements secondaires pour le Centre, qui s'est rendu à Ayos, c’est le professeur qui doit être mis en cause.
"Le sous-préfet était dans tous ses droits. Si elle s'est sentie humiliée dans l'exercice de ses fonctions, il était bon ton qu'elle prenne des mesures conservatoires. Car, il y a eu insubordination de la part de l'enseignant. Si elle a demandé à ce que l’enseignant soit arrêté et gardé à vue, c'était davantage pour sa propre sécurité (celle de l'enseignant ndlr) car elle était avec son état-major. Néanmoins, le préfet du département du Nyong et Mfoumou et moi-même, qui nous sommes aussitôt rendus sur les lieux, avons fait libérer l'enseignant", relate-t-il.

Avant de poursuivre : " Dans un arrondissement, le sous-préfet représente le chef de l'Etat et elle y est descendu en qualité du ministre des Enseignements secondaires. Elle a le droit d'aller dans un établissement scolaire quand elle estime que quelque-chose ne marche pas bien. Et pour la circonstance, elle s'est fait accompagner d'un censeur et de deux surveillants généraux, car le proviseur recevait une mission de contrôle du ministre des Finances" a-t-il plaidé.

Cependant, les propos du délégué sont loin de concorder avec la loi du 14 avril 1998 sur l'orientation de l'éducation au Cameroun, en son article 47 (1) dispose que l'enceinte d'un établissement d'enseignement est inviolable. "Les chefs d'établissements scolaires sont responsables du maintien de l'ordre dans leurs établissement", poursuit l'alinéat2. Et l'alinéa 3 de conclure : " l'intervention des forces de l'ordre ne peut avoir lieu que sur réquisition expresse du chef d'établissement".

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