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General News of Friday, 2 October 2020

Source: Actu Cameroun

Sanctions contre le régime Biya : Robert Amsterdam sort l'artillerie lourde

En résidence surveillée à Yaoundé depuis plus d’une semaine, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) prépare sereinement sa défense.
Le 20 janvier 2020, Maurice Kamto, le président du Mrc est placé en résidence surveillée à Yaoundé. C’est d’ailleurs depuis sa maison qu’il regarde à la télévision le compte-rendu de la marche du 22 septembre 2020 au Cameroun. Le 28 septembre 2020, soit une semaine après son assignation à résidence, il reçoit neuf membres de son collectif d’avocats. Pour l’heure, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun, n’a pas encore été formellement inculpé.

Néanmoins, « le 27 septembre, le patron de la police camerounaise, Martin Mbarga Nguele, et son homologue de la gendarmerie, Galax Yves Etoga, ont convoqué l’avocat Hyppolyte Meli, le président du collectif d’avocats qui assure sa défense », soutient Jeune Afrique. Selon le journal panafricain, pendant l’entretien où a participé Me Emmanuel Simh, vice-président du Mrc, les deux officiels ont affirmé que Maurice Kamto était, selon eux, « porteur d’un projet insurrectionnel pour renverser les institutions » et qu’il lui était par conséquent « interdit de sortir de sa résidence jusqu’à nouvel avis ».

Baham
Selon l’avocat, les membres de sa famille ainsi que les autres personnes hébergées à son domicile ne sont pas concernées par cette mesure. Immédiatement, le dispositif de défense du challenger du vieux lion et près de 600 personnes interpellées après la marche du 22 septembre 2020, sort de gare. La tache cependant est périlleuse.



De l’avis de Jeune Afrique, les procédures ouvertes à l’encontre sont diverses. Les avocats révèlent notamment qu’en dehors des personnes interpellées à Douala et à Baham (Ouest), qui ont été placées sous le coup d’une garde à vue administrative de quinze jours, le statut juridique sous lequel les autres manifestants demeurent détenus leur est inconnu.

Etapes
De source bien introduite, la défense du Mrc surfe sur une stratégie en trois étapes. Outre l’assistance juridique aux personnes incarcérées, les avocats se réservent le droit de poursuivre localement les autorités camerounaises, qu’elles accusent d’avoir violé les droits de leurs clients en pratiquant notamment « l’auto-incrimination ». Cette pratique, qui consiste à se servir des déclarations des gens gardés à vue pour monter un dossier contre eux, est prohibée par le code pénal camerounais.

Au niveau international, c’est l’avocat canadien, Robert Amsterdam, grand spécialiste des droits humains qui va engager les poursuites devant plusieurs juridictions internationales. Il dispose d’ailleurs d’un calendrier d’actions judiciaires à déployer pour tenter d’obtenir des sanctions ciblées contre certains membres de l’administration camerounaise.

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