Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 09 11Article 540922

General News of Friday, 11 September 2020

Source: camerounliberty.net

Sérail: l'intégralité du rapport falsifié de Paul Motazé sur la construction du port de Kribi

Selon les estimations le port de Kribi aurait dû traiter au moins 25 millions de tonnes de trafic alors qu’à ce jour il ne traite même pas 2 millions de tonnes.

Sous la base de conclusions forcées du Minepat Motaze de l'époque, une étude du schéma directeur portuaire du Cameroun est lancée en 2009...le rapport de synthèse fait état d'une hypothèse du passage du trafic portuaire du Cameroun hors transbordement de 9 millions de tonnes à 36,8 millions de tonnes en basse hypothèse et de 52 millions de tonnes en haute hypothèse à ce jour le trafic est de 12 millions de tonnes.. C'est sous ces fallacieuses hypothèses que le régime Biya a délibérément entrepris d’hypothéquer les présentes et futures générations avec des éléphants blancs et des dettes improductives…

Ci-dessous l'intégralité du courrier que Penda Ekoka a adressé à paul Biya

Yaoundé, le 28 février 2014

A LA HAUTE ATTENTION DU CHEF DE L'ETAT

AIS Enjeux et défis portuaires du Cameroun.

1. Le Port autonome de Douala (PAO), qui gère plus de 95% du trafic portuaire du Cameroun et des pays enclavés de la CEMAC, semble connaître une aggravation des délais dans le traitement des navires, tel qu'il ressort des déclarations de ses usagers et dirigeants.

2. Faute de remèdes appropriés, la persistance de cette situation est susceptible de compromettre la compétitivité de notre économie et, partant, nuire à la réalisation de nos objectifs de croissance à court, moyen et long termes. A la lumière des contraintes et opportunités de nos ressources portuaires, la présente note voudrait faire une proposition pour en assurer une exploitation optimale.

3. A cet égard, certains dirigeants ont déclaré que le port de Douala a atteint ses limites. Il est à craindre qu'une telle perception ne révèle davantage des limites organisationnelles et gestionnaires que celles relatives aux capacités de traitement des navires de cette infrastructure.

4. En effet, un port est plus qu'un quai ou une jetée. C'est un ensemble d'ouvrages d'accostage, d'outils techniques et de management, visant à assurer aux usagers des prestations compétitives, en termes de coûts et de délais de passage des marchandises.

S. Sur ce plan, le port de Douala est loin d’être saturé et dispose encore d'importantes marges opérationnelles, en raison de la faible productivité de nombreux facteurs. Il suffit, pour s'en convaincre, de savoir que ce port ne fonctionne qu'en journée, alors que de nombreux ports du monde travaillent 24h/24. Ainsi, à cadence constante, faible du reste, on pourrait en accroître le rendement en doublant les équipes.

6. D'autre part, port d'estuaire, où les eaux calmes n'imposent pas la construction de brise-lame pour casser la violence des vagues, le port de Douala a l'inconvénient de son avantage, c'est dire l'ensablement de son chenal long de 24km. Ce qui nécessite de le draguer pour en garantir une navigation sûre, avec un tirant d'eau convenable.

7. D'autres ports du monde, ayant des configurations équivalentes - voire
Pires - sont très performants. Par exemple, la rudesse de l’hiver, qui cause la formation des glaces dans les ports de Montréal et de New­ York, n'en compromet nullement les performances. L'utilisation de brise­ glace permettant de leur assurer une opérationnalité, en temps rude.

8. Il s'ensuit que loin d'être saturé. le port de Douala devrait être l'objet d’une modernisation impérative pour relever durablement ses défis. Ainsi, par exemple, le recours à la transmission électronique et au télétraitement des informations, devrait contribuer à booster sa productivité, de manière accélérer les opérations d'allocation des quais et de dédouanement, bien avant l'arrivée des navires au port, réduisant considérablement leurs délais et coûts de traitement.

9. D'autre part, l'exploitation du site portuaire de Limbe, aux eaux profondes, devrait être envisagée dans une dynamique de complémentarité à celui de Douala, en raison de leur proximité respective, ainsi qu'avec les ports du Nigéria et de la Guinée Equatoriale. Cette approche synergique contribuerait à leur assurer une exploitation optimale, et écologiquement viable.

10. Dans cette projection, la viabilité du site portuaire de Kribi. également aux eaux profondes, est liée au développement des grands projets industriels et miniers, dont le lancement effectif en renforcerait l'attractivité, en lui assurant un volume de trafic minier estimé à des dizaines de millions de tonnes. Il serait donc judicieux de synchroniser l'aménagement de ses terminaux avec l'avancement réel de ces projets.

Faute de quoi, le risque serait élevé de compromettre la viabilité des infrastructures, qui seraient sous-utilisées ou non utilisées, financées de surcroît par endettement public externe.

11. En conclusion, afin d'en maximiser les bénéfices pour notre pays, les stratégies de mise en valeur de nos différents sites portuaires devraient s'inscrire dans une logique davantage synergique qu'antagonique.

12. Dans cette optique, et s'agissant particulièrement du port de Douala, il pourrait être suggéré de réaliser un audit indépendant de l'organisation et de la gestion de cette infrastructure, en vue de lui assurer des conditions optimales de performance.

Christian Penda Ekoka/CT


Port_Kribi

Port_Kribi

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter