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General News of Wednesday, 7 October 2020

Source: africanindependent.com

Sérail: douze vérités sur les homosexuels camerounais

Depuis quelques temps, le paysage médiatique camerounais est animé par un débat sur l’homosexualité.

N’oublions pas que les homosexuels ne sont pas que des multi-milliardaires : ce sont des hommes –pour ne pas dire des animaux- cyniques, sans scrupules, qui tuent sans état d’âme, et qui opposeront certainement une résistance féroce à tous ceux qui voudront les mettre hors d’état de nuire.

(1).- L’homosexualité dans notre pays n’est pas décriée comme une simple déviance sociale, mais comme une pratique de pouvoir malsaine installée depuis l’Indépendance. Aussi préférons-nous parler d’homocratie ou pouvoir des homosexuels, plutôt que d’homosexualité en général.

(2).- L’Homocratie s’est accompagnée dans notre pays d’une grande corruption dans les plus hautes sphères du pouvoir, marquée par d’impressionnants détournements de fonds publics presque toujours impunis.

(3) .- "Je n’ai de comptes à rendre qu’au Président Biya" , telle est la réplique sèche des homocrates auteurs de détournements. Et comme le Président Biya est réputé ne jamais demander des comptes et ne réagit jamais aux plaintes de ceux qui dénoncent les auteurs des détournements faute de preuves, des palais et de somptueuses résidences poussent de terre comme des champignons et il se constitue des fortunes colossales en un temps record. Au même moment, les populations ploient sous une misère de plus en plus grande et le pouvoir, comme pour faire diversion, fait sonner plus fortement les trompettes de la lutte contre la pauvreté.

(4).- Contrôle de pans entiers du pouvoir, profonde pénétration de l’Administration et du monde des affaires, corruption généralisée et impunité garantie ont fait des homosexuels un lobby tout puissant. Même les organes du parti gouvernemental n’ont plus qu’un pouvoir théorique, dans la mesure ils ont été systématiquement colonisés par l’homocratie.

(5).- On ne s’attaque pas à un tel lobby avec l’illusion de pouvoir l’anéantir en quelques semaines, sans la détermination d’affronter l’hydre avec une stratégie de longue haleine, et de le combattre en entier et non par petits bouts.

(6).- N’oublions pas que les homocrates ne sont pas que des multi-milliardaires : ce sont des hommes –pour ne pas dire des animaux- cyniques, sans scrupules, qui tuent sans état d’âme, et qui opposeront certainement une résistance féroce à tous ceux qui voudront les mettre hors d’état de nuire.

(7).- Nous devons donc avoir une vision claire de la phase actuelle de la lutte contre l’homocratie , qui est celle d’une campagne d’opinion qui doit permettre à notre peuple de prendre conscience de l’ampleur du mal et de se mobiliser puissamment pour le combattre et l’anéantir.

Une telle campagne d’opinion doit être courageuse, sans complaisance et systématique. Le rôle de la presse dans celle-ci est fondamental : elle doit informer, sensibiliser, éduquer, en poursuivant la dénonciation des homocrates sans crainte d’être accusée de "vouloir déstabiliser le régime"… Lorsqu’un régime est profondément engagé dans une dérive malsaine, le déstabiliser est un devoir salutaire, éminemment patriotique: la subversion du mal est le bien, et réciproquement… L’heure n’est pas à la spéculation sur l’effondrement du régime et sur la manière dont on pourra gérer l’après-Biya alors qu’on ne sait même pas comment l’opposition pourra parvenir à la victoire, et alors qu’on critique et dénigre ceux qui ont au moins le courage de dénoncer l’homocratie.

(8).- Précisons d’ailleurs que la campagne d’opinion ne suffira pas pour vaincre l’homocratie : elle doit être assez forte, assez profonde pour ébranler les positions de celle-ci et ouvrir la voie à des initiatives stratégiques plus décisives. Il n’appartient donc pas aux groupes de presse ou à d’autres groupes disposant d’informations sur les homosexuels et leurs centres de pouvoir, de les distiller à leur gré, selon des plans d’amateurs, en choisissant telle personnalité comme cible pour préserver telle autre, en espérant obtenir ici un limogeage ou une démission, et là, un remaniement ministériel. Quand ils s’improvisent ainsi stratèges du changement, de tels groupes ne peuvent que semer la confusion et en dernière analyse faire le jeu du pouvoir. Il est d’ailleurs significatif que de tels stratèges n’attendent la solution de la crise politique que dans un arbitrage présidentiel sous forme de remaniement ministériel, le Chef de l’Etat étant alors juge et partie.

(9).- Le but de la campagne d’opinion ne saurait être de mettre en cause quelques personnalités; il est de dénoncer un mal social préjudiciable au processus démocratique. Elle doit viser à assainir ce corps social en sa partie la plus sensible qu’est le pouvoir politique. C’est précisément pourquoi nous réaffirmons qu’il ne faut pas se laisser intimider par les protestations et les menaces de procès… Cette fermeté ne doit pas empêcher de reconnaître et de corriger les erreurs. Question d’honnêteté et de justice.

Les réactions positives à la publication des listes témoignent de la gravité du mal et commandent d’en poursuivre la dénonciation pour susciter une thérapie en profondeur, un traitement global et efficace.

(10).- Nécessaire et impérieuse, cette dénonciation de l’homocratie camerounaise ne peut que mettre en cause l’ensemble du régime et en particulier les plus hauts cercles du pouvoir actuel. Même dans le cadre de la publication des noms d’une cinquantaine d’homosexuels camerounais, il a été difficile, finalement impossible, d’éviter de citer le nom du Chef de l’Etat. L’artifice consistant à accuser le Ministre d’Etat, M. Marafat, d’avoir entraîné le Président dans ce mal a permis à une des publications de le citer finalement.

C’est dire que la campagne d’opinion contre l’homocratie ne peut que plonger le régime dans un embarras profond. Quel comportement peut-on attendre de lui dans ce contexte ? Nous avons l’obligation de faire à ce sujet un peu de prospective, et d’esquisser deux hypothèses.

a) Certains compatriotes attendront du Président Biya qu’il sacrifie quelques têtes pour dire comme De Gaulle, aux Camerounais en colère: "je vous ai compris". Mais cette démarche comporte pour lui le double inconvénient d’être un aveu de la réalité préoccupante du mal, d’une part, et d’autre part, une injustice qui ne mettrait pas un terme à la campagne contre l’homocratie, parce qu’il faudrait dire pourquoi les "sacrifiés" -alors perçus comme des victimes de l’arbitraire, et pas d’autres? …

b) Pour d’autres compatriotes, la démarche ci-dessus est peu compatible avec le caractère d’un Président qui face à des partis d’opposition médiocres, a toujours affiché le plus profond mépris pour ce qu’on peut penser de lui pourvu qu’il continue à maîtriser les rênes du pouvoir. Machiavélisme de bonne guerre. Il est donc plus probable que l’on assiste de la part du pouvoir, à une stratégie visant au pourrissement de la campagne d’opinion, à l’essoufflement de la dénonciation des homosexuels, ce qui aurait pour conséquence durable de présenter l’homocratie comme invincible. Toutefois, en cas de non-essoufflement des patriotes et démocrates résolument mobilisés contre l’homocratie, il s’engagerait entre le pouvoir des homosexuels et le peuple un bras de fer qui aboutirait à terme à une demande de plus en plus forte de la démission immédiate du Président Biya.

(11).- Il importe de comprendre ce qui différencie la crise politique actuelle des confrontations précédentes entre le régime et les partis d’opposition.

Dans les confrontations antérieures, le régime gardait toute sa cohérence, faisait bloc, tandis que les partis d’opposition se caractérisaient par leurs divisions, leur absence de stratégie d’ensemble; de surcroît un bon nombre de leurs leaders, notamment ceux des plus importantes formations, roulaient souvent ouvertement ou secrètement pour le pouvoir, se livrant parfois à des ententes secrètes entre homocrates ….

A l’heure actuelle, la lutte contre l’homocratie non seulement mobilise au-delà des partis d’opposition, comme en a témoigné la montée au créneau de l’Archevêque de Yaoundé et de l’Imam de Douala, mais provoque d’importants clivages au sein même du pouvoir, des affrontements sournois entre clans de celui-ci, notamment dans la perspective de la succession du Président Biya.

Dans un tel contexte, la seule stratégie valable pour les forces du changement est celle du "développement et de la convergence des solidarités positives", stratégie que Kwame Nkrumah résumait par le concept de "positive action".

En l’occurrence, développer les solidarités positives consiste à encourager la coopération active de toutes les forces qui veulent en finir avec le pouvoir des homosexuels. Notons qu’on peut bien ne pas être homophobes et ne pas admettre que les homosexuels mettent le pays en coupe réglée et affichent l’ambition de contrôler le pouvoir d’Etat.

De même, faire converger les solidarités positives revient à fixer des objectifs concrets aux forces qui luttent pour le changement défini "a minima" ou avant tout comme la neutralisation des clans homocratiques, condition préalable à une évolution satisfaisante du processus démocratique. A l’heure actuelle on peut considérer comme objectifs concrets de "l’action positive" d’intensifier la campagne d’opinion contre l’homocratie, d’approfondir celle-ci dans tout le pays, et de préparer d’ores et déjà le peuple camerounais à une puissante mobilisation conte l’homo-dictature, y compris, au besoin à l’appel à la démission immédiate du Président Biya au cas où il s’affirmerait tacitement ou explicitement comme l’homme du pouvoir des homosexuels selon la tradition aujoulatiste.

(12).- Pour terminer, évoquons brièvement l’implication des partis politiques de l’opposition dans "l’action positive" telle que définie ci-dessus. Notons d’abord le relatif silence de ces partis depuis la publication des listes d’homosexuels. Ce silence peut s’expliquer par la nécessité de bien comprendre cette nouvelle donne de l’actualité avant de préciser sa position par rapport à celle-ci. Il peut aussi être dicté par un examen préalable de ses propres rangs.

Et dans la mesure où l’on voit mal les militants d’un parti interpellant leurs leaders sur leurs éventuelles collusions avec l’homocratie , c’est aux groupes de presse de le faire surtout dans la mesure où des solidarités homocratiques semblent avoir joué un rôle capital aussi bien dans les trahisons de Dakolé (Mnr), et de Kodock (fausse Upc ) que dans les revirements du Chairman du Sdf…

Dans tous les cas, les partis politiques de l’opposition au Cameroun doivent absolument prendre leurs responsabilités pour participer activement à la campagne d’opinion contre l’homocratie. Et il ne suffira pas que chaque parti politique donne de la voix dans cette campagne : il faudra un travail commun de réflexion, divers types de concertations et des ateliers sur tel ou tel objectif de terrain.

Enfin, la lutte contre l’homocratie concernant tout notre peuple en dépassant les clivages politiques ( tout en restant éminemment politique), les partis d’opposition ne sauraient en avoir l’exclusivité ou le monopole. Ce qui signifie que nous sommes dans le champ par excellence de la "positive action", du développement et de la convergence des solidarités positives. Et le concept de "l’action positive" commande la négation de toute forme d’esprit sectaire, d’esprit de chapelle, et l’abandon de toute prétention a priori au leadership.

Le fondement de "l’action positive", c’est l’ouverture à toutes les forces qui travaillent en faveur de l’objectif stratégique, c’est la solidarité avec toutes et la promotion sans relâche des actions communes, sans exclusive, c’est aussi de savoir solliciter les compétences des uns et des autres pour la direction et l’encadrement du processus démocratique, notamment celles de la société civile, au lieu de chercher à s’imposer aveuglement comme incontournable "numéro un"; tels sont les comportements que requiert "l’action positive" et qui caractérisent et ont toujours caractérisé, au-delà des campagnes de dénigrement des petits mesquins hypocrites, la démarche constante d’authentiques démocrates, des upécistes révolutionnaires sérieux en lutte pour l’avènement d’une véritable démocratie au Cameroun.

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