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General News of Tuesday, 7 July 2020

Source: camerounactuel.com

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L’épineux dossier de la construction d’un mur à Ici frontière par le pays d’Obiang Nguema empoisonnait depuis plusieurs mois les relations entre les deux pays.
La page des tensions frontalières entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale semble tournée. C’est en tout cas sur cette note d’espoir que les plénipotentiaires camerounais et équato-guinéens se sont séparés le mardi 30 juin à Yaoundé.

C’est en effet sur «très hautes instructions » des présidents des deux pays respectifs que le ministre équato-guinéen de la Défense nationale, Leandro Bakale Nkogo, et son homologue camerounais, Joseph fieti Assomo, se sont en effet réunis à Yaoundé les 29 et 30 juin 2020. Ces deux jours de concertation ont porté sur les modalités de collaboration et d’actions Sécuritaires communes à la frontière entre les deux pays.

Conscient de l’impératif du vivre-ensemble entre les communautés riveraines camerounaises et équato-guinéennes, les deux parties se sont accordées sur plusieurs points. Selon Leandro Bakale Nkogo, il s’agit notamment de la création d’une structure conjointe de lutte contre les migrations clandestines et l’insécurité le long de la frontière terrestre; la mise sur pied d’un mécanisme commun de lutte contre la piraterie maritime et du terrorisme.

Cet accord impose par ailleurs la non-utilisation des armes à feu tout le long de la frontière commune et la mise en place d’un corpus de sanctions contre « les membres des forces de défense et sécurité reconnus coupables d’arnaque et d’attaques gratuites contre les civils ressortissants des deux pays », confie la même source.

C’est à l’été dernier que le conflit éclate au grand jour. Yaoundé accuse alors son voisin équato-guinéen d’avoir commencé à construire un mur le long de leurs quelques 200 km de frontière commune et d’empiéter sur son territoire. Malabo dément.

Sur place, des témoins assurent que les travaux sont rapidement stoppés. Mais la tension perdure. Elle est même ravivée il y a quelques mois, lorsque Malabo se lance cette fois la construction de miradors sur ce même tracé controversé, selon des sources camerounaises. Malabo continue de nier. « Nous n’avons pas construit de mur », affirmait encore mardi à l’AFP un membre de la délégation équato-guinéenne présente à Yaoundé, reconnaissant seulement « des opérations de repérage ». Au point que dans le communiqué sanctionnant la rencontre de mardi le terme de « mur » ne figure même pas. Renforcement de la coopération militaire

Quoi qu’il en soit de part et d’autres, on tient désormais un langage d’apaisement. Un compromis semble donc avoir été trouvé pour stopper les travaux le temps au moins que les deux pays s’accordent sur un éventuel tracé, selon des sources camerounaises.

Mardi dernier, Malabo et Yaoundé ont par ailleurs annoncé la mise en place de patrouilles mixtes pour surveiller la frontière, officiellement pour lutter contre la piraterie maritime. Même si officieusement la préoccupation de Malabo est davantage de lutter contre les trafics et les migrations clandestines, surtout depuis qu’une trentaine d’homme armés ont été arrêtés à cette frontière fin 2017 accusés d’avoir tenté un coup d’Etat contre le président Obiang.

Ainsi, en attendant la formalisation de l’accord de coopération militaire, les deux armées se sont engagées à garantir la stabilité à la frontière. Il s’agit pour elles d’anéantir «toute menace et attaque contre les populations» et de garantir « leur libre-circulation », a-t-on appris au terme de la réunion entre les deux chefs d’état major des armées du Cameroun et de la Guinée Équatoriale.

Le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, a salué la conception d’« un mécanisme de liaison bilatérale, de coordination de la coopération militaire et de mutualisation des efforts aux frontières».

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