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General News of Wednesday, 7 April 2021

Source: Africa Inteliigence

Sérail: Ferdinand Ngoh Ngoh ne fait pas le poids devant Mvondo Ayolo et Paul Motaze

Les barons du régime avancent leurs pions en silence en vue de la succession de Paul Biya qui, avec son directeur de cabinet Samuel Mvondo Ayolo, règle à huis clos les détails de la transition. Pendant ce temps, l'opinion fait semblant de croire aux ambitions du fils du président, Franck Biya.

Dans un pays où les ambitieux font profil bas et opèrent en silence, ceux qui se retrouvent sur le devant de la scène n'ont aucune chance, ni aucun désir, de succéder à Paul Biya. Tel est le cas du fils du président, Franck Biya. Un mystérieux "Mouvement citoyen des franckistes pour la paix et l'unité", fondé par Alain Fidèle Owona Zoa, a pourtant été lancé avec fracas sur les réseaux sociaux le mois dernier pour soutenir son hypothétique candidature.



Un happening politique qui a amusé les hiérarques du régime : Franck Biya, 54 ans, n'a jamais manifesté le moindre désir d'être associé aux affaires de l'Etat et a passé l'essentiel des vingt dernières années hors du Cameroun, notamment aux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Ses proches ont, du reste, publié un communiqué pour dire qu'il se désolidarisait de ce "mouvement des franckistes" qu'il n'a mandaté à rien.

Préparatifs secrets



A l'inverse de ses homologues gabonais ou congolais, Paul Biya a d'ailleurs pris grand soin de ne pas associer les membres de sa famille directe à l'exercice du pouvoir : toujours présenté comme son neveu, son directeur de cabinet civil et principal collaborateur, Samuel Mvondo Ayolo, est en réalité le fils d'un millionnaire du cacao qui fut l'un des plus proches amis du président camerounais.

Successivement "sherpa", représentant à Paris, et enfin bras droit de Paul Biya, Samuel Mvondo Ayolo est, à ce jour, l'une des très rares personnes à connaître les détails de la succession du président telle que ce dernier l'a imaginée dans le secret du palais d'Etoudi. Celle-ci se jouera non sur les réseaux sociaux, où le "mouvement des franckistes" mobilise les esprits, mais au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qui n'a pas tenu de congrès depuis septembre 2011... Ce sont ces assises qui désignent normalement le candidat du parti à l'élection présidentielle. Un récent communiqué du secrétaire général du comité central du RDPC a seulement annoncé que le parti tiendra son congrès "en temps opportun".

Bourse aux voix

En prévision de ce congrès, tous les ambitieux comptent leurs fidèles, tandis que, de leur côté, les délégués tentent d'évaluer la valeur de leur voix. A ce jeu, seuls les barons disposant d'une surface financière peuvent espérer s'imposer. Outre Samuel Mvondo Ayolo, qui a hérité de la fortune de son père, quelques responsables gouvernementaux se sont très récemment constitué un patrimoine conséquent. C'est le cas du secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, ainsi que de l'actuel ministre des finances, Louis-Paul Motaze.

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