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General News of Monday, 18 May 2020

Source: 237online.com

Sérail: Atangana Manda met Réné Sadi dans de mauvaises posture


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Suite à un échange avec les responsables Afrique de Radio France internationale (Rfi), accusant le journaliste Alain Foka dans son émission le Débat africain du 10 mai 2020, dans son « approche et sa proximité sociologique d’avec un acteur politique de l’opposition », a suscité la réaction de la patronne de la radio mondiale qui recadre tout un ministre de la Communication (Mincom).

« Je réaffirme ici notre pleine et entière confiance à Mr Alain Foka qui a présenté ce magazine en se conformant aux règles d’équilibre et d’honnêteté qui prévalent sur les antennes de Rfi », assène Cécile Mégie, la directrice de cette radio à l’attention du Mincom quatre jours après les faits. Elle tient absolument à tirer les choses au clair une fois pour toute dans cette dérive qui s’apparente à un tribalisme d’Etat qui suinte de toute évidence des propos ubuesques de Charles Atangana Manda. « Par ailleurs, nous ne saurions accepter les sous-entendus à caractère ethnique contre l’un de nos collaborateurs, tels que ceux qui ont pu être proférés dans un premier message qui nous a été adressé le lundi 11 mai », enfonce-t-elle, rejetant énergiquement le fait de tribalisme émanant du Mincom dont est victime le journaliste Alain Foka d’origine camerounaise. La Française dit au ministre camerounais en d’autres termes qu’elle n’accepte pas le référentiel à la « proximité sociologique » tracé à la hâte entre Alain Foka et Maurice Kamto qui à l’évidence sont tous deux de l’ethnie Bamiléké. On comprend par sa désapprobation que sous d’autres cieux, ce qui au Cameroun est si banal aurait causé un cataclysme au sein du pouvoir.

Mystère
La lettre de la directrice de Rfi, parce qu’elle est adressée au Mincom et abondamment relayée sur la toile devrait interpeller le gouvernement à un devoir de communiquer sur la question ou à défaut d’endosser à l’avenir au sein de l’opinion nationale et surtout internationale le sinistre qualificatif de pourvoir tribal, ce qui ne grandit en rien l’image du pays, sérieusement écornée ces derniers temps par ses propres fils. La mèche de tout ce grand bazar a été allumée par Atanga Manda, Directeur de l’Observatoire des médias et de l’opinion publique au Mincom. C’est au nom du ministre
qu’il a saisi Christopher Bois bouvier et Laurent Correau, respectivement Directeur Afrique et Rédacteur en chef Afrique de Rfi. « Le ministre de la Communication du Cameroun me charge par la présente de prendre langue avec vous pour me rassurer que vous suivez attentivement, depuis quelques semaines, les émissions présentées par Mr Foka, Camerounais d’origine, et dont l’approche et la proximité sociologique d’avec un acteur politique de l’opposition mérite plus que jamais un regard attentif des responsables de Rfi », avait-il sollicité entre autres de ces responsables de Rfi au nom du ministre.

C’est donc en toute logique que ces collaborateurs de Cécile Mégie, lui ont soumis la préoccupation du gouvernement camerounais. Il est vrai aussi que le collaborateur de René Emmanuel Sadi depuis que cette affaire fait des vagues sur la place publique, se défend bec et ongle, assurant au passage que le patron de la communication au Cameroun n’a pas encore reçu une seule note sur ses investigations concernant Alain Foka et son émission « le Débat africain ». Toute chose qui épaissit la couche de mystère qui entoure cette affaire au moment où la lettre de Cécile Mégie est tombée sur la table du Mincom.

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