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General News of Friday, 23 October 2020

Source: 24cameroun.com/

Sécurité routière : les routes camerounaises parmi les plus meurtrières d'Afrique

Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea), il y a eu 16 583 accidents de la route et 1 500 décès au Cameroun en 2018. A en croire les statistiques de cette institution onusienne, le risque de mortalité routière dans le pays est estimé à 26,7 personnes pour 100 000 habitants, ce qui est supérieur à celui des pays voisins de l’Afrique de l’Ouest.
L’artiste Black Rogers a beau chanter que « la route ne tue pas, mais c’est nous qui tuons », il reste vrai que le mauvais état des routes au Cameroun, est la cause de la majorité des accidents de circulation. La sécurité routière et le développement passent par la route.

Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea), il y a eu 16 583 accidents de la route et 1 500 décès au Cameroun en 2018. A en croire les statistiques de cette institution onusienne, le risque de mortalité routière dans le pays est estimé à 26,7 personnes pour 100 000 habitants, ce qui est supérieur à celui des pays voisins de l’Afrique de l’Ouest.

96% des routes du Cameroun sont mauvaises
Sur les 2 818 routes rurales classifiées au Cameroun en 2018, seulement 114 sont en bon état, selon un recensement officiel publié par le ministère des Travaux publics (Mintp). L’état de 2 818 routes rurales a fait l’objet de classement en 2018. « Bon», « Moyen» et « Mauvais» sont les principales catégories attribuées par le département de tutelle. De cette classification, il ressort que seulement 114 routes sont en bon état dans tout le Cameroun, grand de 475 000 km2.

Quand on fait les calculs, seules 4,04 % de routes sont bonnes. Dans la catégorie « état moyen», l’on compte 844 routes, soit 29,9 %. Enfin, dans la catégorie « mauvais», il y a en tout 1860 routes, soit un taux de 66 %. Enorme! Ce recensement, indique le Mintp, se poursuivra en cette année 2019 sur 200 communes contre les 50 de 2018. Le gouvernement, à travers ce ministère, promet améliorer l’état des routes rurales au Cameroun à travers le Budget d’investissement public (Bip) dont les ressources sont transférées aux communes.


Source d’angoisse et de désolation
Ces dernières à leur tour procèdent à la passation des marchés ou à la régie pour l’exécution des travaux dans leur zone de compétence. Entre 2013 et 2018, les ressources annuelles transférées aux communes sont estimées 67 milliards de Fcfa. C’est totalement insignifiant, lorsqu’on sait que la seule autoroute Yaoundé-Douala, va engloutir plus de 800 milliards.

Par ailleurs, à travers le Fonds routier mis en place en 1998, les maires, en qualité de maîtres d’ouvrage, procèdent à la passation et l’attribution des marchés y afférents. Ces marchés sont mis en paiement dans un délai variant entre 30 et 45 jours. Maintenant que l’argent est fini dans les caisses de l’Etat, et qu’il faut de plus en plus investir dans la guerre qui sévit dans les deux régions anglophones, les routes vont encore plus se dégrader.

Malgré de nombreux projets financés à coup de dizaines de milliards de Fcfa, les zones rurales restent peu accessibles. « Où la route passe, le développement suit », dit l’adage. Dans les autres pays de la Cemac, il y a certes quelques routes mais le développement ne suit toujours pas à Douala-Yaoundé, Yaoundé-Bafoussam, Bafang-Bafoussam, etc., le réseau routier camerounais a mal à sa chaussée. Nids de poules par ci, creux par-là, la route est source d’angoisse et de désolation pour les agences de voyage interurbains.

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