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Actualités of Thursday, 29 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Sécurité : les dessous de la visite de Beti Assomo aux côtés des troupes

Il y a risque  d’émeutes au sein de l’armée Il y a risque d’émeutes au sein de l’armée

Le Cameroun a subi plusieurs attaques en quelques jours.

Plusieurs hommes en tenue ne perçoivent pas leurs primes.

Il y a risque d’émeutes au sein de l’armée.

Joseph Beti Assomo le ministre de la défense doit se rendre auprès des troupes dans la région de l’Extrême nord. Il y a quelques jours, il s’était déjà rendu auprès des troupes dans la région de l’Ouest. L’objectif de toutes ces descentes est de remobiliser les troupes au front. Il est davantage question pour l’hôte du jour, de diagnostiquer la situation assez préoccupante en vue d’arrêter la saignée dans les rangs avec la montée des attaques des séparatistes et des insurgés de Boko Haram. Comme ça été le cas récemment dans la localité de Zavion, où deux militaires et deux civils ont trouvé la mort suite à des incursions des bandes armées. Dans cette mouvance des attaques perpétrées à répétition, la région de l’Ouest est devenue la cible privilégiée des infiltrations des individus lourdement armés, dans le Lébialem, Foumban, Matazem, Galim, Menfoung, zones frontalières au Nord-Ouest et Sud-Ouest. La région de l’Extrême-nord n’est pas en reste. Au moins 12 soldats ont été tués en semaine par les insurgés de Boko Haram.

Au-delà des raisons officiellles qui ont motivé cette visite, plusieurs sources auprès du ministère de la Défense indique qu’il y aurait des problèmes dans l’armée ce qui pousserait plusieurs militaires à se décourager. Parmi les problèmes cités, le problème de primes qui secoue l’armée depuis plusieurs années. Certains militaires au front se plaignent du détournement de leur modique prime d’environ 3000 FCFA par jour.
Cette situation aurait d’ailleurs provoqué des remous au sein de la grande muette au point où plusieurs militaires promettent de manifester si rien n’est fait par la hiérarchie.

Escorte.

Pendant ses descentes sur le terrain, outre les officiers généraux des armées, les responsables des régions militaires, tout le gratin du haut commandement de la Gendarmerie nationale, Joseph Beti Assomo rencontre aussi les autorités administratives. Par exemple, il s’était retrouvé le 23 juillet dernier autour d’une même table, en présence du gouverneur de la région de l’Ouest Awa Fonka Augustine et les préfets de quatre départements de la Mifi David Aman Koulbout, de la Ménoua, Mbokè Godlive Ntua, du Noun Donnacien Um et des Bamboutos François Franklin Etapa. Au sortir d’une rencontre déroulée à huis clos, les participants avaient estimé avoir analysé la situation en profondeur avant que des instructions fermes ne soient mises en œuvre pour arrêter la survenue de ces attaques perfides perpétrées par les rebelles.

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