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General News of Wednesday, 4 November 2020

Source: Actu Cameroun

Sécessionnistes et insécurité à Yaoundé : le DGSN baisse la garde

Des soupçons d’existence de cellules dormantes sécessionnistes se renforcent au quotidien. Les populations de la capitale baignant dans la peur, s’insurgent contre l’immobilisme de la police qu’elle accuse de prendre très peu. au sérieux une menace pourtant très sérieuse.

Il y a quelques mois de cela, un haut responsable de sécurité et de défense du pays tirait la sonnette d’alarme par rapport à la menace venant des insurgés des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest qui pèse sur la cité capitale. Il parlait alors de l’existence de cellules dormantes sécessionnistes dans certains quartiers de la « ville aux sept collines ».



Depuis quelques jours, des personnes à la mine patibulaire sont de plus en plus aperçues dans des domiciles privés. Pour enfoncer le clou, certains fins limiers parlent de « la découverte dans de grosses cylindrées, lors de contrôles policières, des armes de gros calibre et autres artilleries de guerre ».



Suffisant donc pour susciter chez les populations peur et hantise, l’interminable litanie de crimes commis par des entrepreneurs de la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest (NoSo) avec en acmé l’assassinat de sept élèves à l’école Mother Franscisca International Bilingual Academy de Fiango-Kumba le 24 octobre dernier, étant vivaces dans les esprits.



Malheureusement, face à cette menace qui n’a de éesse de prendre de l’ampleur, les forces de sécurité, principalement la police fait montre d’incurie et même d’immobilisme. Un doigt accusateur est alors pointé sur le délégué, général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, qui « au lieu de renforcer les contrôles dans les rues et les quartiers, a décidé comme par enchantement de supprimer certains qui existaient déjà.



A l’instar des éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi), qui patrouillent régulièrement les réseaux de fausses vignettes visites techniques, cartes grises ont été démantelés Toutes choses qui donnent aux populations le sentiment de vulnérabilité face à ce terrorisme qui vient de la zone d’expression anglaise de notre pays. Il est temps, pour que la police et les forces ne prêtent pas le flanc aux attaques des hors-la-loi du NoSo, de véritablement se mobiliser, de déployer les policiers en vue d’un contrôle systématique des véhicules et mêmes des domiciles », se fendait de déclaration une source.

Il est temps que de gros moyens soient mis en place par l’Etat à l’effet de répondre de manière efficace et efficiente aux nombreux défis sécuritaires dans la capitale en ces moments. La police devrait donc prendre toutes les diligences nécessaires pour préciser le renseignement sur les soupçons d’existence des cellules dormantes sécessionnistes à Yaoundé, et le cas échéant, prendre des mesures appropriées pour débusquer et mettre hors d’état de nuire ces terroristes, ainsi que leurs éventuels complices.

Violence irrationnelle
En dehors de la menace qui vient de sécessionnistes, on le sait, il y a plusieurs raisons pour lesquelles la police devrait rester sur le qui-vive. Par exemple, après avoir reflué pendant quelques mois, la violence irrationnelle connaît depuis un certain temps une nouvelle flambée dans la capitale. Les populations se trouvent ainsi en train de baigner dans un climat d’insécurité généralisé et de violence, comme le témoigne une abondante actualité. Les tueries à répétition, les agressions à mains armées quasiment quotidiennes… montrent pertinemment que la « ville aux sept collines » est en pleine crise sécuritaire.

« Le siège des institutions camerounaises se trouve comme enveloppé par le spectre de peur qui pousse ses habitants à se sentir en insécurité partout où ils se trouvent et à tout moment. Et pourtant, il est possible que la police fasse quelque chose, il suffit simplement quelle se mettait à détruire les foyers d’agression essaimes dans toute la capitale. Ces lieux malfamés dont elle a connaissance de l’existence et où les gangsters se donnent libre cours dans l’accomplissement de leurs forfaits », pestait une source. Dans plusieurs quartiers, tout le monde se terre à domicile dès 18 heures. Les randonnées nocturnes ont cessé pour le malheur des tenanciers de bar et autres lieux de détente comme l’était d’urgence sanitaire se poursuivait.

Toutefois, la montée en puissance de l’insécurité dans la capitale politique camerounaise ne saurait complètement jeter un voile sur les efforts qui sont faits par le gouvernement à l’effet de combattre la grande criminalité urbaine. Mais seulement, ces efforts ne sont pas suffisants pour mettre un terme à la vague de meurtres perpétrés par les membres du syndicat du crime qui balaie la capitale depuis plusieurs mois. Et aussi, face aux velléités croissantes de certaines personnes visant à mettre en mal la sécurité à l’intérieur de Yaoundé, des mesures fortes devraient être mises en œuvre.

« On devrait renforcer la sécurité autour des ministères, des représentations diplomatiques et des édifices publics ; acquérir le matériel de surveillance de pointe, en passant par les contrôles de voitures sans tenir compte de leur propriétaire ou alors du conducteur », conseille un policier à la retraite. Et d’ajouter « des perquisitions devraient se faire régulièrement dans les quartiers ». Alors vigilance !

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