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General News of Friday, 12 March 2021

Source: Actu Cameroun

Route Mindourou-Messamena : le Minfof à l’origine de tensions sociales

C’est L’une des principales recommandations de La 2ème session du comité de suivi national du programme qui s’est déroulée du 4 au 5 mars 2021 à Yaoundé.

Les intérêts divergent. Les populations veulent la route. La société RP-Pallisco n’entend pas céder une once de son UFA 10 047b de 47 241 ha de superficie. Qui lui a été concédée par le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) le 26 octobre 2015. Et ce, malgré l’existence de la route départementale 90 classée comme telle par un décret présidentiel de 1985 et, par la suite, surclassée comme route régionale 0217 en 2017 par un décret du Premier ministre.

Un an auparavant, en décembre 20.14, l’Etat crée le Programme d’aménagement et de développement de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (PADI-Dja). Ce programme, sous tutelle du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aména-gement du territoire (Minepat), couvre 11 communes pour sa phase pilote dans les Régions du Sud et de l’Est, dont 5 dans le Dja-et-Lobo et 6 dans le Haut-Nyong. Parmi les missions de développement de la structure dont la coordination est dévolue à Blondeau Tala Tala figure en bonne place le désenclavement de la boucle minière du Dja.

D’où le marché passé avec les établissements La Référence pour la réhabilitation de la route, longue d
Des espoirs rapidement douchés par l’entrée en jeu du délégué départemental du Minfof du Haut-Nyong. Qui, selon des sources. JopaJes, somme l’entreprise adjudicataire du marché d’arrêter les travaux entrepris depuis quelques semaines plus tôt. Ce 23 février 2021, apprend-on, le délégué du Minfof essuie un refus catégorique du responsable de l’entreprise sous le prétexte qu’il n’est pas l’ingénieur de l’Etat en matière de travaux publics. Des sources locales indiquent que « la nuit de ce camouflet, les riverains ont vu passer un pick-up chargé de jeunes gens. Une visite nocturne sur le chantier de réhabilitation de la route querellée qui coïncide avec la disparition des batteries du bulldozer qui effectue les travaux de terrassement. Les personnels de La Référence ont constaté ce matin-là que les cadenas des caisses contenant ces batteries avaient sauté. »

Forçant ainsi La Référence à stopper net son élan. N’eût-été l’intervention du maire de Mindourou, les riverains auraient exercé des voies de faits sur les personnels de la Pallisco dont ils soupçonnaient les responsables d’être à l’origine de ce coup bas. Préservation des intérêts.

Sur le terrain, la situation reste très tendue entre les populations riveraines et l’entreprise Palliscot Les premières voient la main gantée du directeur général de Pallisco derrière toutes les tentatives de blocage des travaux de cette route. Elles n’entendent pas faire de concession à cette société française basée 478, avenue des cocotiers, après le consulat de France, à Douala-Bo-nanjo.

Approché, Paul La-goute est formel : « Pallisco n’a aucun souci avec l’exécution de cette route facteur de développement. » Bien plus, le DG de Pallisco indique que « nous prônons même le développement au travers d’actions sociales ». Il décline la posture de sa société : « Dès que nous avons découvert les travaux de réhabilitation de la route, pour lesquels nous n’avons ni été informés ni été notifiés, nous avons saisi les différentes administrations afin de connaître la conduite à tenir. »

Sur les manœuvres dont on attribue la paternité à la société Pallisco, M. Lagoute se défend : « Nous n’avons nullement demandé l’arrêt des travaux. C’est plutôt l’administration qui l’a demandé afin de mettre sur pied des commissions et étudier la question pour que personne ne soit lésé. » Même son de cloche du côté des riverains qui, tout en n’étant pas contre l’exploitation de l’UFA 10 047b, « attendent l’arbitrage des autorités compétentes afin que chacune des parties ne se sentent pas flouée ».

Mais toutes les parties sont d’accord sur un point : 'C’est l’administration qui est à l’origine de cette cacophonie sur le terrain. Elle attribue des titres forestiers et octroie des marchés publics d’entretien routier alors qu’elle sait qu’il y aura des conflits. L’administration a omis de consulter les acteurs à la base dans un contexte de décentralisation et de développement participatif. ».

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