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General News of Wednesday, 12 December 2018

Source: afrik-inform.com

Retrait CAN 2019: zoom sur les véritables fossoyeurs

Des Ministres avec un agenda caché ont payé des tueurs à gage pour lyncher les principaux collaborateurs du Chef de l'Etat. Prétextant du retrait de la CAN au Cameroun, la nuit des longs couteaux a commencé. Les coupables de l'échec de la CAN sont désignés. Ils sont tous ou ont été à la présidence de la République On cite les noms de Ferdinand Ngoh Ngoh, Seraphin Fouda et Ayem Mauger.

Analyse de la situation

1-). Même si le Cameroun avait été prêt, il n'aurait jamais organisé la CAN 2019 dès lors qu'Issa Hayatou n'était plus le patron de la Caf. Dès son élection comme nouveau Président de cette instance en mars 2017, Ahmad Ahmad avait déjà fait son choix. Il avait des obligations vis à vis de ces principaux soutiens l'Égypte et surtout le Maroc. Il l'a dit et redit, "même à quatre, le Cameroun ne peut pas organiser la Can". C'est bon. Laissons Ahmad tranquille, il nous a donné la Can 2021.

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Le ver était déjà dans le fruit

Les Can féminine et masculine ont été attribuées au Cameroun en septembre 2014. Le Chef de l'Etat a créé le Comipcan en octobre 2014 pour préparer les deux Can. Il est présidé par le Premier Ministre. Rendu en avril 2015 pour la CAN féminine rien n'était fait. Ni procédure de sélection des entreprises pour les études ni sélection des entreprises pour les constructions. La même inertie s'est enlisée jusqu'en décembre 2015. Aucune étude n'était réalisée et aucun coup de pioche alors que la Can féminine était prévue pour octobre 2016.

Le Président Paul Biya une chance pour le Cameroun

Face aux lenteurs observées au niveau du Comipcan, le Président de la République demande à son Secrétaire général de prendre les choses en main. Il crée un comité adhoc où tous les ministères concernés y compris le Comipcan sont représentés . Ça sera sa Task Force. Tout se fera donc en procédure d'urgence pour sauver d'abord la CAN féminine.


Face l'échec du gouvernement et son incapacité à faire avancer les travaux, des mesures spartiates sont prises par la Task force. Des directeurs généraux de sociétés sont arrêtés, des contrats de complaisance rompus, le monopole que le Ministère des marchés a attribué à Syno Hydro pour le chiches travaux de Yaoundé est annulé (réhabilitation du stade Ahmadou Ahidjo, stade militaire, les stades d'entraînement N1,2 et 3). Il ne construira que le stade militaire. La task force fait appel à d'autres entreprises de BTP pour rattraper le retard dont Arab Contractors. La même chose est faite à Limbe et Buea. En 6 mois les principales infrastructures de la CAN féminine sont achevées. Ouf le Cameroun a pu sauver la Can féminine. Mais c'est le debut des problèmes entre certains ministères et la présidence de la République.

Par exemple, pour la partie événementielle de la CAN féminine, le Ministre des Sports Bindoug Mpkwatt a élaboré un budget de 25 milliards. La présidence de la République lui a donné 4 milliards. Le Secrétaire Général devint alors l'homme à abbatre. Pour la Can 2019, le même ministère demande 50 milliards pour l'événementiel. Le secrétaire général de la primature Seraphin Fouda propose à la présidence de donner 17 milliards. Il entre dans les listes des ennemis.


Quoi qu'il en soit la can féminine organisée en novembre 2016 fut un succès.

Fort de ceci, le Président de la République reconduit le même dispositif pour la Can 2019. A la présidence on s'inquiète du retard qu'accuse les infrastructures. Pour construire un stade moderne il faut 3 ans. Nous sommes à deux ans de la Can, aucun grand chantier n'a commencé. Sur la base des propositions de Louis Paul Motaze alors Secrétaire général des services du Premier ministre, la présidence de la République instruit en décembre 2015 les Ministères des Sports et des Travaux publics de contractualiser en urgence le consortium americano-turque pour la construction du stade de Japoma et l'italienne Piccili pour Olembe.

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La même instruction est donnée aux Ministres des Finances Alamine Ousman Mey et Nganou Djoumessi du Minepat pour signer les conventions de financement. Le Minfi signe des conventions de financement pour les facilités locales avec la BGFI pour Japoma et Banque Atlantique pour Olembe. Elles apporteront la contrepartie de l'Etat soit 15% du montant du projet. Le reste étant financé par les fonds de coopération.

A Olembe le marché est d'une valeur de 162 milliards. Piccini doit construire un stade couvert de 60000 places, 2 terrains d'entraînement, 2 terrains de baskett, 2 terrain de handball, 01 cour de tennis, 01 piscine olympique de 2000 places, 01 gymnase de 4000 places, 01 hôtel quatre étoiles de 70 chambres tout équipé, un grand centre commercial. A Japoma ça sera la même chose, sauf que le stade a 50000 places. Il coutera 140 milliards. Le Canadien Maguill réhabilitera le stade de la reunification qui passe à 40000 places et le Portugais Monta Gill est retenu pour le stade Roume Dadjia de Garoua. Pour tous.

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