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Actualités of Tuesday, 17 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Retour de Paul Biya au Cameroun : le reportage au vitriol de Vision 4 contre la BAS

Reportage de Vision 4 contre la BAS play videoReportage de Vision 4 contre la BAS

• Paul Biya est revenu au Cameroun ce 16 août

• Vision 4 a ridiculisé la BAS dans un reportage sur le retour de Paul Biya

• La télévision de Amougou Belinga se distingue désormais par un style de reportage unique



Plus d’un mois après son départ pour la Suisse où il était en séjour privé, Paul Biya est rentré au Cameroun ce 16 août. Le président qui n’était plus apparu en public depuis plus d’un an s’est montré à tout le Cameroun à sa descente de l’avion, une image rare pour ses compatriotes qui n’étaient plus habitués à le voir.

A la sortie de son aéronef, le couple présidentiel a été accueil par le président du sénat ou encore le premier ministre.

Pour la chaîne de télévision Vision 4, ce « retour triomphal » est « une désillusion totale pour la brigade des sans-papiers ». En effet, quelques jours après l’annonce de son départ, la BAS, brigarde anti sardinades s’était mobilisée à Genève pour faire interrompre le séjour du président qu’ils contestent. « Le chef est resté le chef », clame Vision 4 dans un reportage à charge contre la BAS que la rédaction de Camerounweb vous propose ci-dessous.



Ce n'est pas la première fois que la télévision de Amougou Belinga réalise des reportages de ce type. Elle se fait d'ailleurs distinguer depuis plusieurs semaines par un style de reportage unique dont les textes frôlent l'injure et la diffamation.

voici les dossiers brûlants sur la table de Paul Biya


Covidgate, remaniement ministériel, CEMAC, Can…, les chemises s’amoncellent sur la table du chef de l’État, absent du pays depuis le 11 juillet.

Un mois et deux jours après son départ du Cameroun pour un « court séjour privé en Europe » et en dépit de la pression des activistes de la Brigade anti-sardinards (Bas) pour qu’il quitte l’hôtel Intercontinentale de Genève, le président de la République est toujours en Suisse. Mais Paul Biya ne devrait pas tarder à rejoindre Yaoundé où il est censé accueillir, en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ses pairs le 18 août prochain pour discuter des questions relatives à la relance économique de la sous-région qui reste confrontée au triple choc de la chute des cours du pétrole, du délitement de la situation sécuritaire et de la pandémie du Covid-19. L’information de la tenue de ce Sommet a été révélée le 10 août dernier à Douala, en marge d’une session extraordinaire de la Conférence des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). Cette rencontre qui pourrait poser les jalons de la fusion tant annoncée de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la CEMAC se fera, certes, en visio-conférence, mais il est improbable que Paul Biya puisse envisager de la présider depuis Genève.

Il n’y a pas que ce sujet qui préoccupe le chef de l’État et qui l’oblige à « écourter » son séjour dans la capitale helvétique. Sur sa table, il y a également le dossier de la gestion des 180 milliards Fcfa destinés à la riposte contre le coronavirus. Il obsède d’autant plus les bailleurs de fonds que, lors de la 9e session du Comité de pilotage de la plateforme de dialogue sur les finances publiques, tenue cette semaine à Yaoundé, le chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Cameroun, le Suisse Philippe Van Damme, a dit sans tournures de langage au ministre des Finances (MINFI ), Louis Paul Motaze, qu’il est de la plus haute importance que le rapport d’audit de ces fonds soit « publié dans les meilleurs délais » et qu’un débat parlementaire ait enfin lieu sur la gestion de cette enveloppe, « afin d’en tirer les conclusions administratives et judiciaires qui s’imposent ». Pour le diplomate européen, satisfaire à ces exigences « viendrait confirmer la détermination du gouvernement pour plus de transparence et de redevabilité dans la gestion des fonds publics ».

TCS

Les autres partenaires financiers et techniques du Cameroun que sont le Fonds monétaire international (Fmi), la Banque africaine de développement (BAD), la Coopération allemande, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), entre autres, ne font pas moins pression. Et Paul Biya semble dos au mur. Fin juillet, le MINFI a été entendu à son bureau par des enquêteurs du Tribunal criminel spécial (TCS), en sa qualité d’ordonnateur principal des fonds Covid. Des indiscrétions font état de ce que d’autres membres du gouvernement, qui pour certains s’étaient déjà expliqués devant cette juridiction, auraient été à nouveau convoqués, sans doute pour compléter leur information. Alors que de forts soupçons de malversations financières pèsent sur la gestion de ces 180 milliards Fcfa, soupçons du reste révélées dans le rapport d’étape de la Chambre des comptes de la Cour suprême qui a circulé il y a deux mois sur les réseaux sociaux, le président de la République pourrait être amené à remanier le gouvernement afin de libérer de toutes fonctions officielles les ministres et assimilés auteurs, coauteurs ou complices desdites malversations, afin que ceux-ci se mettent entièrement à la disposition de la justice.

Boko Haram

Le séjour de Paul Biya en Suisse pourrait, pour certains, lui avoir permis de peaufiner son futur gouvernement attendu depuis la fin du double scrutin législatif et municipal de 2020. Il fera dans ce cas d’une pierre deux coups, dans la mesure où beaucoup estiment que l’actuelle équipe gouvernementale est à bout de souffle et désormais incapable de trouver des solutions à la crise multiforme que traverse le Cameroun depuis plusieurs années. Un remaniement ministériel permettrait, par ailleurs, de régler cette sorte de crise gouvernementale dans laquelle est plongé le pays et qui se manifeste à travers des empoignades sur la place publique entre ministres. L’une des urgences sur lesquelles Paul Biya devrait en outre se pencher dès son retour dans la capitale a trait à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can). À moins de six mois du kick-off de la compétition, le Cameroun est incapable d’affirmer qu’il est prêt à 100%. À l’heure qu’il est, le stade d’Olembé qui est censé accueillir l’ouverture et la finale de la Can n’est pas prêt. Il en est de même de celui de Japoma à Douala, où il se pose encore le problème de l’aménagement des voies d’accès.

À côté de ces questions, il y a celle, non moins lancinante, de l’aménagement des routes pour fluidifier la circulation pendant la compétition, notamment à Yaoundé et Douala. Évidemment, la crise anglophone qui a encore endeuillé plusieurs familles ces dernières semaines et qui continue de saigner à blanc les caisses de l’État devrait plus que jamais être au cœur des préoccupations présidentielles, de même que la lutte contre la secte Boko Haram qui a récemment pris un nouveau tournant. Dans l’Extrême-Nord, l’hydre terroriste a causé la mort d’une quinzaine de soldats dans des attaques ciblant principalement des positions de l’armée.

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