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Actualités of Monday, 30 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Renouvellement des organes de base du Rdpc : les 37 présidents de section recalés par la circulaire de Paul Biya

Ces responsables politiques sont exclus pour mauvais résultats Ces responsables politiques sont exclus pour mauvais résultats

Ces responsables politiques sont exclus pour mauvais résultats

Ils sont dans au moins issus de 9 régions

Le septentrion seul compte au moins 23

Plus présidents de sections sont frappés par les dispositions spécifiques de la circulaire du 08 juillet 2021 signé par le président national du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc). Dans sa rubrique « conditions supplémentaires et spécifiques pour les candidates et candidats aux fonctions de présidente ou président de bureau de section», cette circulaire note pour les présidentes et présidents de bureaux de sections Rdpc en poste qui veulent briguer un nouveau mandat, qu’il faut: avoir conduit le Rdpc à la victoire aux élections municipales du 9 février 2020. C’est donc dire que tous les présidents de sections où l’opposition a remporté les élections devraient être automatiquement écartés. « Si une section correspond à un arrondissement et que l’opposition a remporté près de 37 mairie, cela signifie que plus d’une trentaine de présidents de section sortants sont mis au banc de touche », commente un politologue.

A l’Ouest, 6 présidents de section du département du Noun, ainsi que ceux des localités des localités de Banwa et de Bafang dans le Haut Nkam devraient être automatiquement écartés.

Dans le Centre, au moins cinq présidents de section tombent sous le coup de l’inéligibilité de la circulaire du président national du Rdpc
Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, environ 3 présidents de section sont visés par la circulaire de Paul Biya. Il s’agit des présidents de section des communes que contrôle le Social Democratic Front.
La région du Littoral n’est pas en reste. Au moins 3 présidents de section devraient être frappés pour mauvais résultats lors des dernières élections municipales et législatives.

A l’Est, le président de section de Garoua Boulai qui ambitionne selon certains dire, de briguer un autre mandat devrait trouver une alternative à sa candidature. Sa circonscription politique est en effet tombée entre les mains de l’Undpc lors des dernières élections municipales.


Dans la région de l’Adamaoua, 09 présidents de section sont en passe de tomber sous le coup de cette mesure. Il s’agit des président des sections Rdpc Djérem 1 (Tibati), section Rdpc Faro-et-Déo 1 (Tignère), section Faro-et-Déo 2 (Kontcha), section Rdpc Faro-et-Déo 3 (Galim-Tignère),Mayo-Banyo Nord (Banyo), section Rdpc Vina sud 1-A (Ngaoundéré 1er), section Vina sud 1-B (Ngaoundéré 2e),section Vina sud 3 (Nyambaka) et section Vina sud 4 (Martap).

Dans la région du Nord, 06 présidents de section sont dans le viseur: notamment ceux des
sections Rdpc de Bénoué-Nord est (Pitoa); section Rdpc de Bénoué Nord est II (Baschéo) ; section Rdpc Bénoué-est (Lagdo);section de Mayo-Louti Centre (Guider) ; section de Mayo-Louti Ouest (Mayo-Oulo) et section, de Mayo-Rey Sud-est (Touboro).

A l’Extrême-Nord, 8 présidents de section auront du mal à défendre leur poste. Entre autres, celui de Maroua 2eme (Diamaré-centre II) ; Dargala (Diamaré Sud-est); Moulvoudaye (Mayo-Kani Nord); Touloum (Mayo-Kani Nord-est); Dziguilao (Mayo-Kani Sud-est); Koza (Mayo-Tsanaga II); Hina (Mayo-Tsanaga V) et Soulédé-Roua (Mayo-Tsanaga VII).

Globalement, dans les régions du septentrion, c’est près de la moitié (23/ 46présidents de sections) qui sont concernés par cette disposition.

Les avis


Même si à travers cette disposition, le parti au pouvoir espère inculquer l’esprit du résultat sur le terrain à ses responsables politiques, cette mesure, selon certains devraient s’appliquer à géométrie variables.

«Dans les régions septentrionales par exemples, il y a des bastions imprenables de l’opposition et où les présidents de section abattent un travail formidable. Je peux citer les communes de Pitoa ou de Ngaoundéré 1er et 2eme, fiefs du Fsnc et de FUndp. Et là, ils sont mis à la touche, comme s’ils étaient le problème. Mon parti aurait pu trouver le judicieux astuce pour séparer les bons grains de l’ivraie, parce que le départ de certains présidents, va entrainer des défections et cela va complexifier localement la tâche au parti», prévient Ousmanou Dagoudou, militant du Rdpc dans l’arrondissement de Ngaoundéré 2eme.


Un avis que ne partage pas Sylvain Elouga militant Rdpc de Makak qui pense que cette décision est à saluer. Pour lui, « cela ne devrait pas poser un problème, car le parti est en quête permanente du pouvoir et une fois qu’on a conquis ce pouvoir, on doit le conserver. Ceux qui ne répondent donc pas à cet idéaux du parti doivent céder la place aux autres. Cela participe à faire des émules et à animer le jeu politique. Car le parti est un bien commun », explique-t-il.

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