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General News of Saturday, 4 July 2020

Source: cameroonintelligencereport.com

Rencontre avec les sécessionnistes: le gouvernement Biya cache l'information


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Le gouvernement camerounais et neuf chefs de séparatistes emprisonnés qui se battent pour les régions anglophones du pays ont entamé des négociations de cessez-le-feu au cours de leur conflit de près de trois ans, ont annoncé vendredi des rebelles et une source onusienne.

"Nous sommes neuf à avoir rencontré une équipe de la République du Cameroun pour initier un cessez-le-feu suite à l'appel des Nations unies", a déclaré dans un message envoyé à l'AFP le principal dirigeant séparatiste Julius Ayuk Tabe, emprisonné à perpétuité. par son avocat.

"Les détails sont toujours en discussion et nous vous tiendrons informés lorsque des progrès significatifs auront été réalisés" lors des discussions qui ont débuté jeudi soir, a-t-il ajouté.

La rencontre entre les dirigeants et le gouvernement est la première depuis l'éclatement du conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui représentent environ un cinquième d'une population majoritairement francophone.

Le gouvernement camerounais n'a ni confirmé ni nié la tenue de la réunion, mais un haut responsable de l'ONU a confirmé à l'AFP qu'elle avait eu lieu.

Plus de 3000 personnes ont été tuées dans le conflit depuis que les séparatistes ont proclamé l'indépendance d'Ambazonie, le nom donné aux deux régions anglophones, en octobre 2017 après des décennies de doléances à l'égard d'une discrimination perçue par la majorité francophone.



Les neuf dirigeants sont des membres autoproclamés du gouvernement intérimaire d'Ambazonie. Tous sont en prison à Yaoundé, la capitale, pour «terrorisme».

Après des mois de manifestations à la fin de 2017, des décennies de ressentiment se sont transformées en une campagne armée pour l'indépendance, qui a ensuite été brutalement réprimée.

Depuis, il y a eu des violences presque quotidiennes dans les deux régions, et les civils ont souffert des abus commis par les deux parties, avec plus de 700 000 personnes forcées de fuir leurs maisons.

Début mars, l'ONU a appelé à un cessez-le-feu dans les deux régions pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Mais l'appel n'a pas été entendu jusqu'à présent, la violence se poursuivant et les opérations militaires semblant même s'intensifier.

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